~ Les Histoires noires de la mythologie ~ Œdipe le Maudit ~

Le professeur de français de Rose, en classe de 6ème, fournissait à ses élèves à la fin de l’étude de chacun des thèmes du programme, une liste de lectures conseillées pour approfondir les notions vues en classe.

Dans le cadre de l’étude des textes mythologiques, elle avait notamment conseillé cette collection  : Les Histoires noires de la mythologie, chez Nathan.

L’éditeur présente ainsi cette collection : « des romans « noirs » dont le héros ou l’héroïne est un personnage légendaire de la mythologie, connu pour son destin tragique.

Une réécriture originale des grands mythes pour découvrir notre patrimoine culturel avec, à la fin de chaque ouvrage, un dossier complet sur le mythe, son origine et ses différentes interprétations à travers les siècles. »

J’ai trouvé cette collection très bien faite, puisque chaque mythe est raconté sous la forme d’un roman et permet de découvrir l’histoire de ces héros dont nous connaissons le nom, mais pas forcément le destin.

J’ai donc décidé d’acquérir toute la collection, au rythme de 3 romans par mois (chaque livre coûte 5,95 €).

Et nous avons décidé avec Rose, pendant ces vacances d’été, de reprendre les romans que nous avons déjà lu et d’en écrire un petit résumé en resituant les personnages ; nous nous sommes en effet rendus compte que tous ces héros sont quasiment liés entre eux par des liens de parenté.

Afin de garder une trace de ces résumés, je les publierai ici au fur et à mesure de leur rédaction.

Nous avons commencé aujourd’hui avec le 1er tome de la collection « Œdipe le Maudit », de Marie-Thérèse Davidson.

L’arbre généalogique d’Œdipe

Arbre généalogique Oedipe

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Mythe d’Œdipe

Œdipe a été confié bébé par son père à un serviteur avec pour mission de l’abandonner aux bêtes sauvages. Un berger recueille l’enfant et le remet au Roi de Corinthe Polybe et à son épouse Mérope, qui l’adoptent.

Devenu adulte, Œdipe consulte la Pythie à Delphes. L’oracle l’informe qu’il tuera son père et se mariera avec sa mère. Effrayé par cette prédiction, le jeune homme décide de quitter définitivement Corinthe afin de protéger ses parents de ce sinistre destin.

Pendant son voyage, sur un coup de sang, il tue un voyageur et ses serviteurs qui lui ont manqué de respect.

Son périple le mène jusqu’à Thèbes, assaillie par la terrible Sphynx qui massacre tous les jeunes hommes de la ville. Œdipe aura le dessus sur la créature monstrueuse en parvenant à trouver la réponse à l’énigme que lui sera soumise.

Il est alors proclamé Roi de Thèbes par ses habitants, et se marie avec Jocaste, devenue depuis peu veuve de Laïos, l’ancien Roi. Quatre enfants naîtront de cette union : deux garçons, Etéocle et Polynice et deux filles, Antigone et Ismène.

Vingt ans après son arrivée triomphale à Thèbes, une terrible épidémie de peste s’abat sur la ville. Créon, le frère de Jocaste est envoyé à Delphes pour consulter la Pythie. A son retour, il explique qu’une souillure infecte est présente dans la population de la ville, et qu’il s’agit du meurtrier de Laïos. Le seul moyen de faire cesser l’épidémie est de bannir cet homme.

Œdipe apprendra que Jocaste avait eu un fils avec Laïos, mais que l’enfant a été abandonné à la naissance après qu’un devin ait prédit qu’il tuerait son père. Il aura également connaissance du fait qu’il a été adopté par Polybe et à son épouse Mérope.

Il finira par comprendre qu’il est cet enfant, fils de Laïos et de Jocaste et que la prophétie de la Pythie s’est bien réalisée : il a tué son père et épousé sa mère.

Suite à ces révélations, Jocaste se pend et Œdipe se perce les deux yeux, devenant aveugle. Il sera chassé de Thèbes par ses fils Etéocle et Polynice. Il quitte la cité avec Antigone et trouve refuge à Athènes, sous la protection de son roi, Thésée. Ismène sa seconde fille l’a rejoint juste avant sa mort.

Mieux connaître Œdipe

La carte de la Grèce antique

  • L’origine d’Œdipe
    Œdipe a peut être une origine historique fondée sur des faits réels, mais il subsiste une incertitude car cette origine est trop lointaine, avant la découverte de l’écriture.

  • Œdipe et l’épopée
    Une épopée est un « très long poème qui retrace les aventures de héros aux qualités surhumaines confrontés à des adversaires et à des dangers tout aussi inouïs. Ces poèmes, avant d’être fixés par l’écriture, étaient récités lors des fêtes, des cérémonies. »
    Il existait une Œdipodie au VIIIe ou VIIe siècle avant Jésus-Christ, aujourd’hui disparue.

  • Œdipe et la tragédie
    Une tragédie est « une forme théâtrale née à Athènes au VIe siècle av. J-C et qui s’épanouit au Ve. Elle était représentée lors de grandes fêtes religieuses. Chaque pièce mettaient en scène un épisode de la vie d’un héros, menacé par des forces supérieures, dieux ou destin. Pendant toute la pièce, ce personnage cherche à échapper à cette menace, en vain. Rien n’apaise les dieux : le héros est rattrapé et écrasé par son destin. »

    Œdipe sera ainsi le héros de nombreuses tragédies :
    Œdipe -Roi de Sophocle (Athènes, Ve siècle av. J-C)
    Œdipe de Sénèque (Rome, Ier sièce ap. J-C)
    Œdipe de Pierre Corneille (1659)
    Œdipe de Voltaire (1718)
    La Machine infernale de Jean Cocteau (1934)

  • Œdipe et la peinture

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Œdipe et le Sphinx de Jean Auguste Dominique Ingres (1808 – Musée du Louvre)

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Œdipe et le Sphinx (Kylix à figures rouges – vers 470 av.JC – Musée du Vatican)

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Suicide de Jocaste – Œdipe se crevant les yeux – Combat d’Etéocle et Polynice
Enluminure du De mulieribus claris de Boccace – Français 598, fol. 36 – Début XVe siècle – BnF

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Œdipe et Antigone – Huile sur toile d’Edouard Krug – 4e quart du XIXe siècle
Musée municipal de La Roche-sur-Yon

Le mythe d’Œdipe

Œdipe commet le plus grand des sacrilèges : le parricide et l’inceste, mais dans la plus totale ignorance, puisqu’il est manipulé par les dieux.

« Néanmoins, la faute est là, irrémédiable, et le repentir du héros n’y changera rien. Maudit par les dieux, il se crève les yeux et s’exile sur les routes.

Œdipe est devenu un mythe, c’est-à-dire un récit dont les événements, souvent très graves, ont une portée universelle et font sens pour tous – ils entrent alors dans la mémoire collective.

Grâce à cette légende d’Œdipe, on a pu mettre un nom sur le tabou de l’inceste. On
appelle tabou une interdiction à caractère religieux ou moral, ayant une portée pour l’humanité entière. Épouser sa propre mère est un tabou, c’est-à-dire une interdiction qu’il ne faut pas transgresser. »

Source : extranet.editis.com/it…/e/eccc1ac7d131333835363335383738363836323434.pdf

~ Suivi de Lecture de Rose – Classe de 6ème ~

Juillet 2018 (12 ans)

  • Mon Histoire – Gallimard Jeunesse – J’ai fui l’Allemagne nazie (Journal d’Ilse 1938-1939)

Mars – Juin 2018 (12 ans)

  • Les Histoires noires de la mythologie – Un piège pour Iphigénie
  • Les Histoires noires de la mythologie – Les cauchemars de Cassandre
  • Les Histoires noires de la mythologie – Oedipe le maudit
  • L’Odyssée – Homère
  • L’Epopée de Gilgamesh
  • Fables de Jean de La Fontaine
  • Deux ans de vacances – Jules Verne

Janvier – Février 2018 (12 ans)

  • Le Royaume de Kensuke – Michael Morpurgo
  • Fables de Jean de La Fontaine
  • Deux ans de vacances – Jules Verne

Novembre et Décembre 2017 (11 ans 1/2)

  • Châan Tome 1 La Rebelle – Christine Féret-Fleury
  • Châan Tome 2 La Caverne des Trois Soleils – Christine Féret-Fleury
  • Châan Tome 3 La Montagne du Destin – Christine Féret-Fleury
  • Les Clients du Bon Chien Jaune – Pierre Mac Orlan
  • Tistou les Pouces Verts  – Maurice Druon
  • Elisabeth Princesse à Versailles – Annie Jay (Tome 7 – La Couronne de Charlemagne)

Septembre et Octobre 2017 (11 ans 1/2)

  • Contes de Hans Christian Andersen
  • Contes de Charles Perrault
  • Contes des frères Grimm
  • Contes du Japon
  • Splatoon (Tome 1) (manga)

~ Le suivi de lecture d’Elisa ~ Classe de 3ème (2017/2018)

  • L’ami retrouvé – Fred Uhlman
  • La ferme des animaux ~ George Orwell
  • Le scaphandre et le papillon ~ Jean-Dominique Bauby
  • Enfance ~ Nathalie Sarraute
  • Vipère au poing ~ Hervé Bazin
  • La petite fille du Vel d’Hiv ~ Annette Muller
  • Acide sulfurique – Amélie Nothomb
  • Ambre – Maxime Chattam

~ Jean de La Fontaine et ses Fables ~

Pendant les vacances d’Hiver 2018, Rose, qui est en Sixième, devait produire un travail en Français sur les Fables de Jean de La Fontaine.

Voici les consignes qui ont été données par son professeur :

« A partir de tes lectures personnelles des Fables de La Fontaine, tu réaliseras un recueil de tes fables préférées.

Tu regrouperas dans ce recueil au moins quatre fables en indiquant pour chacune les raisons pour lesquelles tu l’as choisie.

  • Tu développeras davantage ton avis sur ta fable préférée (en respectant la méthode d’argumentation d’un avis personnel étudiée en classe).
  • Tu feras figurer dans ton recueil le texte de chaque fable que tu illustreras par une ou des images (au moins deux oeuvres d’art) en indiquant les sources de ces images, et, si tu le souhaites, par des dessins personnels.

Rose a décidé de commencer son recueil par une courte biographie de Jean de La Fontaine, puis d’expliquer à quoi on reconnaît une fable et enfin de chercher à comprendre pourquoi les Fables sont aussi célèbres encore aujourd’hui.

Elle a souhaité intituler chacune de ses parties en la posant sous forme de question, pour attiser l’intérêt du lecteur.

Nous avons commencé par faire des recherches sur internet pour en savoir un peu plus sur la vie de Jean de La Fontaine. Rose a ensuite lu les documents trouvés, en surlignant les points qui lui semblaient le plus important.

Puis nous sommes passés à la phase de rédaction que je vous retranscris ici :

Situons-nous
Jean de La Fontaine a vécu sous le règne de Louis XIV avec qui il avait une mauvaise entente. Mais aujourd’hui, leur héritage reste encore très présent dans la culture française.

Qui était Jean de La Fontaine ?
Jean de La Fontaine est un écrivain français, connu pour ses fables qu’il a écrite au XVIIème siècle. Il naît le 7 juillet 1621 à Château-Thierry en Champagne. Il vit une enfance heureuse dans une famille aisée : son père était Maître des Eaux et Forêts.

Plus tard,  il étudie le droit, mais n’exercera pas le métier d’avocat. A la mort de son père, il hérite à son tour de la charge de Maître des Eaux et Forêts. C’est à cette époque qu’il commence à écrire. Jean de La Fontaine était sous la protection de Nicolas Fouquet, Surintendant des Finances du roi Louis XIV. Il fait la connaissance de Charles Perrault, Molière, Racine et Boileau.

Mais Fouquet fut arrêté par le roi et emprisonné à vie. L’écrivain le soutient, causant la haine de Colbert et entraînant de ce fait celle de Louis XIV.

Il commence par publier des contes puis ses Fables à partir de 1668. Depuis 1672, il fréquente le salon de Mme de la Sablière, qui lui donne l’hospitalité jusqu’à sa mort.

Au décès de Colbert, Jean de La Fontaine est élu pour le remplacer à l’Académie Française, malgré l’avis défavorable de Louis XIV.

Jean de La Fontaine est atteint par la maladie en 1693 à l’âge de 71 ans. Très affecté par la mort de son amie Mme de La Sablière, il perd goût à la vie et s’éteint le 13 avril 1695.

Il a connu le succès de son vivant, contrairement à beaucoup d’autres écrivains.

Aujourd’hui, plus de 300 écoles portent son nom en France.

C’est quoi une fable ?
Une fable est une courte histoire amusante qui met en scène plusieurs personnages, souvent des animaux personnifiés ayant des traits de caractères humains. Elle est écrite en vers et commence et se termine par une morale. Il y a 12 livres contenant au total 249 fables.

Dans le premier livre, il fait une dédicace adressée au Dauphin (fils du Roi) qui explique dans quel but il écrit ses fables : « Je chante les héros dont Esope est le père […] tout parle en mon ouvrage et même les animaux […] je me sers des animaux pour instruire les hommes ».

J’ai réfléchi à la raison pour laquelle Jean de la Fontaine a utilisé des animaux : je pense qu’ils ont un coté plus ludique, ce qui fait que la morale passe mieux.

Pourquoi Jean de La Fontaine est-il passé à la postérité ?
Ce qui l’a fait passer à la postérité, c’est son style d’écriture :
* les fables sont écrites en vers et avec des rimes, ce qui donne un rythme. Ca me fait penser à une chanson.
* la mise en page particulière : il y a à chaque début de phrase des majuscules et les phrases sont découpées, ce qui ne peut pas être modifié.
* les animaux ont l’usage de la parole, ce qui donne une touche de magie et rend le texte vivant. On peut s’imaginer un dessin animé dans notre tête, ce qui plait aux enfants.

Place ensuite au Top 4 des fables que Rose a préféré parmi celles qu’elle a lu.

En 4ème position, on trouve « Le laboureur et ses enfants ». Rose avait appris cette fable en Cm1, et elle la connaît encore par coeur.

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L’ avis de Rose
J’ai aimé cette fable car au début, j’ai compris qu’il y avait un secret (le père parle à ses fils sans témoins). Il leur dit qu’il y a un trésor caché et qu’il faut creuser et bêcher pour le trouver. Quand je lisais la fable, j’avais l’impression que les actions des fils défilaient dans ma tête, comme un dessin animé.
J’ai été surprise par la fin car j’ai compris qu’il n’y a jamais eu de trésor, mais que grâce à leur fouille, ils ont réussi à cultiver la terre. Je trouve que le père est rusé car il a dupé ses fils, mais pour leur transmettre la valeur du travail en jouant sur leur avarice et leur cupidité.
Mais finalement, ce dur travail leur a permis de s’unir pour se serrer les coudes. Alors que si le trésor avait été réel, je pense que le premier à le trouver l’aurait peut être gardé pour lui tout seul…

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Top 3 : « La poule aux oeufs d’or »

L’ avis de Rose
Cette fable m’a plu car j’y ai vu un aspect fantastique : cette poule qui pond des oeufs d’or est imaginaire. J’ai compris que Jean de la Fontaine visait deux défauts dans la fable : il dénonce d’une part l’avarice, mais aussi l’impatience.
En effet, le fermier a eu une grande chance d’avoir cette poule extraordinaire parmi sa basse-cour mais a gâché ce cadeau de la nature par son impatience et sa cupidité. S’il s’était contenté d’attendre pour que sa poule ponde ses oeufs d’or jusqu’à ce qu’elle meurt, il aurait pu être riche. Mais au lieu de cela, il a voulu exploiter sur le champ son trésor, mais l’a aussitôt perdu.
La morale de l’histoire est qu’il faut faire preuve de patience et savoir être raisonnable, en se contentant de ce que l’on a et en en profitant.

Une expression ?
Aujourd’hui, cette fable a donné vie à une expression courante : « tu as trouvé la poule aux oeufs d’or ! »

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Top 2 : « La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le boeuf »

L’ avis de Rose
Au début, le titre m’a interpellée, je me suis demandé : « mais comment une grenouille peut être aussi grosse qu’un boeuf ? »
Je trouve que Jean de la Fontaine ridiculise la grenouille (« pas plus grosse qu’un oeuf » – « la chétive »). Au début, c’est la grenouille qui se ridiculise elle-même car elle pense pouvoir être aussi grosse que le boeuf alors que cela est impossible. Elle demande à sa soeur à trois reprises si elle y est arrivée.
J’ai remarqué que sur le vers « envieuse, s’étend et s’enfle, et se travaille », les mots de la phrase ont la même syllabe, ce qui forme une répétition.
Je me suis fait un film dans ma tête où je voyais la grenouille grossis de plus en plus et cela m’a amusée. Le côté comique, c’est la grenouille qui enfle tellement qu’elle finit par exploser.
J’ai l’impression que Jean de la Fontaine veut nous faire passer un message : soyez vous-même, ne cherchez pas à jouer un rôle.
Mio aussi j’ai tendance à vouloir ressembler à d’autres personnes, même si au fond de moi je sais que c’est impossible.
C’est pour cette raison que la fable m’a plu car je me suis un peu identifiée à la grenouille, qui ne s’assume pas et veut ressembler aux autres.

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And the winner is : « Le lion et le rat »

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L’ avis de Rose
Dans cette fable, La Fontaine parle d’un lion et d’un rat, deux personnages très différents l’un de l’autre : le Lion représente l’aspect royal, la puissance, il est respecté des autres, majestueux…
Contrairement au Rat, qui inspire plutôt le dégoût, qui est sale, petit, répugnant…
Cette fable se déroule en deux temps : le premier, où le roi des animaux laisse la vie sauve au Rat qui a commit une imprudence.
Dans un second temps, alors que le Lion est pris dans un piège, le Rat lui apporte de l’aide avec patience et sagesse.
J’ai choisi cette fable car je me suis vite identifiée au Rat. Souvent on traite les personnes petites avec mépris, incapables de se défendre, inaptes à faire certaines choses.
Je comprends dans cette fable que tout le monde a une utilité et des compétences qui lui sont propres et que dans certaines situations, être petit est plus avantageux que d’être grand et fort.
J’ai remarqué qu’il y avait une seconde morale dans cette fable : lorsque le Lion est pris au piège, il se débat et s’énerve, mais cela ne l’amène à rien. Mais le Rat, grâce à son travail méticuleux et sa patience, arriver à le délivrer.

Pour terminer son travail, Rose a fait des recherches sur les exploitations plus « modernes » des Fables de la Fontaine. Elle a notamment trouvé une BD de Gotlib, datant de 1970, qui revisite de façon amusante la Cigale et la Fourmi.

Enfin, elle a trouvé plusieurs publicités qui reprennent le thème de certaines fables pour vanter les mérites d’une voiture ou d’une eau pétillante notamment…

En tout cas, que ce soit Rose ou moi, nous avons pris beaucoup de plaisir à entrer dans l’univers de Jean de la Fontaine, et personnellement, cela m’a permis d’avoir un nouveau regard sur ces oeuvres dont je n’avais que des souvenirs de récitation du temps de l’école primaire.

Et accessoirement, ce travail a valu à Rose la note de 16,5 / 20

Efin, pour clôre ce thème des Fables de la Fontaine, le professeur a demandé aux élèves de la classe de rédiger leur propre fable en groupe de 4 élèves. Voici la production de Rose et de ses trois camarades, qui leur a rapporté un 17/20.

Le lion et la grenouille

Une grenouille, agile et astucieuse, sortit de l’eau d’un lac.
Un lion, vaniteux et puissant, se réveilla de sa sieste et la vit.
« Que tu est laide et visqueuse ! » s’exclama le Roi des animaux
« Hors de mon chemin, bestiole ! »

La grenouille, fort indignée, répliqua :
« Comment un roi si majestueux que vous puisse manquer de respect à ce point à ses sujets ? »
« Tu oses me parler sur ce ton ! » hurla celui-ci,
« Tu seras châtiée de ta témérité ! »

« Soit, mais avant d’être châtiée, je veux vous prouver que je ne mérite pas d’être sous-estimée. Je vous convoque en duel ! ».

Le lion, qui ne voulait pas manquer une occasion de montrer qui il était, accepta le duel.
Les deux animaux allaient se défier à la course.

Le lion, qui était sûr de gagner, prévint tous les animaux afin que sa victoire soit mémorable pour eux tous.

La course commence,
Le lion prend l’avantage,
La grenouille applique alors son stratagème :
Elle se faufile entre les pattes du lion.
Celui-ci trébucha et pensa choir plusieurs fois.
Enragé, il décida de la dévorer sur le champs

Sous le regard étonné des autres animaux,
Le lion essaye en vain d’attraper cette horrible grenouille.
La chétive se dirigea vers son lac et sauta avec agilité dans l’eau profonde et claire.

Le maître des lieux, ne sachant nager, poussa un rugissement effroyable lorsqu’il fût dans l’eau.
La grenouille en sortit et lui cria :
« Sache, mon bon roi, que c’est double plaisir de tromper le trompeur ! »

 

 

Notre Avent 2016 ~ La Lumière dans la Lanterne ~ Préambule

Je découvre depuis quelques temps la pédagogie Waldorf-Steiner, et l’un des aspects de cette pédagogie est de célébrer à la fois les fêtes catholiques traditionnelles et des fêtes païennes héritées de traditions celtes, nordiques ou germaniques.

Le temps de l’Avent est vraiment approprié pour conter de telles histoires, pour nous permettre de nous recentrer et de réfléchir un peu aux valeurs que l’on a envie de mettre en avant en célébrant Noël.

Cette année, pour vivre cette période de l’Avent, après avoir découvert le livre « La Lumière dans la Lanterne » sur plusieurs blogs, j’avais très envie de raconter à mon tour l’histoire de Marie, Joseph et de leur petit âne, dans leur chemin vers Bethléem.

Je me suis inspirée de ce qu’avaient fait ces mamans pleines d’imagination et de créativité et qu’elles avaient reporté dans leurs blogs respectifs :
http://vegetaliens.over-blog.com/page-5950149.html
http://inspirations-omnicolores.eklablog.com/la-lumiere-dans-la-lanterne-preparation-a119423640
http://monte-petite-souris.over-blog.com/article-la-lumiere-dans-la-lanterne-preambule-112997357.html

Cela n’est pas chose facile, parce que j’ai été très prise fin novembre et les deux premiers jours de décembre…. Si bien que je n’ai pas pu anticiper et préparer à l’avance les petites mises en scène à présenter chaque jour aux enfants.

Mais j’ai finalement réussi à faire fi de mon besoin de perfection à tout prix, et je me suis lancée en racontant plusieurs histoires en une fois pour « rattraper » les premiers jours.

Pour bien comprendre de quoi il s’agit, je cite ici l’Avant-Propos rédigé par Georg Dreissig, l’auteur de ce petit livre :

« Pour la période de l’Avent, il existe une jolie coutume que bon nombre de familles entretiennent. Dans un coin de chambre réservé aux fêtes, on installe peu à peu le paysage que traversent Marie, Joseph et le petit âne en allant vers Bethléem. Durant la première semaine de l’Avent, on dispose des pierres sur un tissu brun. Les plus belles d’entre elles tracent le chemin de Marie. Durant la deuxième semaine, on y ajoute des plantes : mousses et pommes de pin. Durant la troisième semaine, on y fait paître des animaux, des moutons. Finalement, lors de la quatrième semaine, les bergers viennent s’occuper de leurs troupeaux…

Les petites histoires de ce livre suivent le devenir du paysage. Elles illustrent le cheminement du temps de l’Avent, et passent du règne des éléments au règne végétal, puis au règne animal pour aboutir au règne humain. C’est un calendrier de l’Avent raconté. D’histoire en histoire, il conduit jusqu’à Noël.

(…) La joie de préparer Noël fut la source d’inspiration de ces histoires. Elle éveilla en moi moins le besoin de fabuler que le désir d’indiquer, d’une façon abordable pour les enfants, que Noël est un évènement attendu par le monde entier. Au fil de ces histoires devrait s’éveiller le sentiment que la lumière divine, pâle au début de l’Avent, va en s’intensifiant de jour en jour pour rayonner dans toute sa splendeur au moment de Noël.

(…) Mais, ce qui m’a décidé, en définitive, à publier ce recueil, ce furent deux yeux d’enfants rayonnants qui croyaient aux miracles et deux petites oreilles qui voulaient en entendre toujours plus. »

Dans les jours qui viennent, je vous présenterai donc notre lecture de La Lumière dans la Lanterne.

La Journée du Patrimoine – 2016

Le 17 septembre, c’était la Journée du Patrimoine, et notre club découverte participait à une manifestation dans un parc de notre ville, le Parc Napoléon, que j’affectionnai beaucoup quand j’étais petite et dans lequel je faisais de grandes ballades avec ma grand-mère paternelle…

Le soleil était de la partie et nous avons passé une excellente après-midi.

Nous avons tout d’abord appris à confectionner un épouvantail et Pimprenelle a gagné un prix pour son œuvre (dont le visage fut finalisé par sa grande sœur).

Mistinguette a fabriqué un petit jardin dans une bouteille d’eau,

Grande Ballerina s’est reconvertie en tailleuse de pierre,

P’tit Pirate et Pimprenelle ont travaillé l’argile

Escapade à Versailles #4 ~ Le Domaine de la Reine

 

Du Petit Trianon aux jardins de la Reine, en passant par le Hameau, le Domaine, ouvert en 2006, dévoile toute l’intimité de Marie-Antoinette. L’épouse de Louis XVI aimait retrouver en ces lieux les plaisirs d’une vie simple et champêtre, loin des fastes de Versailles.

Le Petit Trianon et son parc sont indissociablement liés au souvenir de la reine Marie-Antoinette. Elle est la seule reine qui ait imposé son goût personnel à Versailles. Bafouant la vieille cour et ses traditions, elle tient à vivre comme elle l’entend. Dans son domaine de Trianon que Louis XVI lui a offert en 1774, elle trouve le havre d’intimité qui lui permet d’échapper à l’Etiquette. Nul ne peut y pénétrer sans son invitation.

Depuis sa restauration en 2008, le domaine a retrouvé sa cohérence en tant que lieu réservé et préservé, centré sur son château. Ce dispositif donne à voir l’éclectisme et le raffinement de Marie-Antoinette, un art de vivre lié à une liberté de penser car l’esprit des Lumières n’était pas absent de ces lieux.

Depuis 2007, l’accès au domaine s’effectue à partir de la maison du Suisse, c’est-à-dire du Portier, qui détenait ainsi non seulement les clefs du Petit Trianon, mais aussi le pouvoir de le faire visiter en l’absence de la Reine.

~ LE PETIT TRIANON ~

Si Madame de Pompadour, qui souhaitait « désennuyer le roi », fut l’instigatrice de ce petit château que Gabriel édifia dans les années 1760, c’est le souvenir de Marie-Antoinette qui plane sur l’édifice.

En 1774, Louis XVI offrit le domaine de Trianon à la Reine qui put y mener une vie éloignée – trop éloignée pour certains – de la Cour.

Le château du Petit Trianon a été construit selon la dernière mode, dite « à la grecque » et reprenant les principes antiquisants. Du rez-de-chaussée à l’étage de l’attique, l’architecte Ange-Jacques Gabriel réalise ici son chef-d’œuvre.

Sobriété, richesse raisonnée de l’ornement, ordre et perfection caractérisent cette nouvelle manière de bâtir. La rupture avec le style rocaille se retrouve à l’intérieur, en particulier dans le décor de boiseries d’une élégance exceptionnelle. Au premier étage, les salons de réception et appartements de la Reine accueillent les visiteurs avant qu’ils ne découvrent l’entresol puis les appartements du Roi, situés au dernier étage, dans l’attique.

Entouré de jardins, le Petit Trianon est visible de tous côtés, forme qui connaitra un grand engouement à la fin du XVIIIe siècle. Les quatre façades sont différentes. Face au Jardin français, s’élève la plus riche, ornée de colonnes, inspirée des temples antiques. La simplicité de celle située au Nord rappelle qu’elle correspond à l’arrière du château qui donnait à l’origine sur les serres du Jardin botanique, remplacé sous Louis XVI par le Jardin anglais.

~ Les jardins à la française ~

Le pavillon Français
Ce pavillon est dit « Français » parce qu’il se trouve au centre d’un de ces jardins réguliers que l’on commença alors à appeler « français » par opposition à la vogue naissante des jardins anglais. Édifié par Gabriel en 1750, c’est l’une des premières créations de Louis XV à Trianon, ce domaine pour lequel il éprouva dès l’enfance une grande attirance. Il est constitué d’un vaste salon circulaire flanqué de quatre petites pièces servant de boudoir, de réchauffoir, de cuisine et de garde-robe. En compagnie de la marquise de Pompadour, le roi venait s’y reposer, écouter de la musique après ses visites au jardin botanique ou après avoir pris une collation au salon Frais tout voisin.

Le pavillon Frais
Louis XV, qui appréciait la vie intime de Trianon, décida en 1749, sous l’impulsion de la marquise de Pompadour, d’établir une ménagerie à proximité. Pour agrémenter les visites royales, l’architecte Ange-Jacques Gabriel ajouta à cette ménagerie un jardin, à la fois d’agrément et d’utilité, centré sur un pavillon pour le jeu, la collation ou le concert dénommé le « pavillon Français », qui fut achevé en 1750. L’année suivante, un second pavillon, plus petit, fut ajouté pour servir de salle à manger destinée à consommer les produits de la laiterie et des potagers. Devant ce pavillon, appelé « pavillon Frais », se trouvait un petit jardin. Il était entouré d’un portique de treillage rectangulaire.

Quelle majesté dans ces arbres !

~ Le jardin Anglais ~

Le temple de l’Amour
Ce temple de l’Amour que la reine pouvait apercevoir de sa chambre du Petit Trianon, a été élevé par Richard Mique en 1778 dans un pur style néoclassique. Tout en marbre, ce précieux édifice est surtout remarquable par la qualité des sculptures de Deschamps qui ornent ses chapiteaux corinthiens, ses frises et l’intérieur de son dôme. Cette exceptionnelle qualité s’explique par le fait qu’il devait abriter un chef-d’œuvre reconnu de la sculpture française, L’Amour taillant son arc dans la massue d’Hercule par Bouchardon dont l’original, aujourd’hui au Louvre, a été remplacé par une réplique due à Mouchy, autre
grand sculpteur du XVIIIe siècle.

~ Le Petit Trianon ~

Le grand Escalier
Le vestibule de l’escalier – au cœur de l’édifice – en constitue le volume le plus spectaculaire. Le sol est superbement carrelé de marbre blanc veiné et vert Campan, le vert, couleur dominante au Petit Trianon, reflétant les verdures des jardins. Honoré Guibert est l’auteur de la sculpture murale achevée en 1765. Il s’inspire de l’Antiquité. On admire en entre-fenêtres sur le palier du premier étage la tête de Méduse. On remarque surtout la richesse de la rampe en fer forgé et bronze doré, chef-d’œuvre du serrurier François Brochois, où les initiales de Marie-Antoinette «MA» ont remplacé celles de Louis XV.

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La salle du Billard
Cette grande pièce d’angle ornée d’un lambris de hauteur a conservé sa vocation d’origine. Ici se trouvait le billard de Louis XV. Les deux canapés et la banquette qui s’y trouvaient étaient alors recouverts d’une belle perse, toile imprimée à décor floral. Marie-Antoinette décida en 1784 de transférer au premier étage le billard du rez-de-chaussée où un autre moins beau, à l’usage des officiers, le remplaça.

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La salle du Réchauffoir
Cette salle servait uniquement à réchauffer les mets servis sur la table royale. Les véritables cuisines se trouvaient dans les communs, éloignés du château, afin d’en écarter les nuisances.
La salle, d’une magnifique architecture de pierre très soigneusement appareillée, est couverte d’une étonnante voûte plate, chef-d’œuvre de Gabriel. Elle a conservé sa vaste cheminée à hotte, à la droite de laquelle le potager a été restitué conformément aux plans et aux inventaires.

La grande Salle à manger
Louis XV, qui soupa ici pour la première fois en septembre 1769, avait prévu dans cette salle à manger et la suivante des tables volantes (non réalisées) destinées à monter toutes servies.

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Le décor fut créer à l’intention de Louis XV. Sur les lambris sculptés par Honoré Guibert, et sur la cheminée de marbre bleu turquin aux lignes droites sculptés par Jean-François Dropsy, figurent des trophées et guirlandes de fleurs et de fruits. Les grands tableaux illustrent les grandes activités destinées à la nourriture des hommes.

La petite Salle à manger
La petite salle à manger contiguë devait elle aussi accueillir une des « tables volantes » du projet abandonné de Loriot. Elle sert sous Louis XV aux repas en tête à tête et aux soupers galants . Son décor reprend le thème de la nature et les panneaux sont sculptés de paniers et d’ornements végétaux, à l’égal de l’antichambre, mais dans la seule partie haute des lambris.

Le salon de Compagnie
Le pièce principale de l’étage est un salon de compagnie, des « jeux » et de musique en particulier du temps de Marie-Antoinette. Honoré Guibert a sculpté les trophées de musique des lambris ornés du chiffre du roi Louis XV, les deux «L» en feuilles de myrte enlaçant trois fleurs de lys au naturel sous une couronne de roses. L’imposante cheminée est en brèche violette. Le décor textile est un « damas trois couleurs » de Lyon souvent utilisé dans les châteaux royaux au XVIIIe.

La chambre à coucher
Le cabinet de retraite de Louis XV deviendra la chambre de Madame Du Barry en 1772, puis celle de Marie-Antoinette. Pour Louis XV, Honoré Guibert avait exécuté un lambris aux remarquables sculptures de plantes. Marie-Antoinette commanda en 1787 un nouveau mobilier, probablement dessiné par Jean-Démosthène Dugourc (1749-1825).

Le cabinet des Glaces mouvantes
Sous Louis XV commençaient ici les cabinets privés du roi. Marie-Antoinette transforma la pièce et commanda en 1776 au mécanicien Jean-Tobie Mercklein des glaces mouvantes montant du sol pour obturer les deux fenêtres et obtenir un boudoir à double jeu de miroirs. En 1787, la reine ordonna de nouveaux lambris dans le style arabesque qu’exécutèrent les frères Rousseau.

A ces pièces, s’ajoutent une garde-robe à chaise, une salle de bains, réaménagée en 1837 pour la duchesse d’Orléans, ainsi qu’une petite antichambre ou cabinet de toilette, situé à l’emplacement de l’ancienne bibliothèque de botanique de Louis XV.

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Le théâtre de la Reine
Tandis que l’opéra de Versailles est un théâtre de cour, la petite salle de Trianon est un théâtre de société, comme il en existait alors dans de nombreuses résidences à la campagne où, pour passer le temps, les châtelains et leurs invités montaient des pièces ou des opéras. Dans son enfance à Vienne, Marie-Antoinette avait pris l’habitude de ces représentations familières. Elle voulut faire de même avec ses proches, princes de la famille royale et quelques rares amis.

En 1780, Richard Mique construisit donc sur son ordre ce théâtre dont la sévérité de l’extérieur contraste avec la délicatesse de l’intérieur qui, par ses harmonies de bleu, blanc et or, rappelle l’opéra de Versailles, en plus petit puisque ici une centaine de personnes seulement pouvait être admise : le service au parterre et les invités à l’étage derrière les loges munies de grilles. Mais le plus grand luxe n’est pas dans la salle de bois peint de faux marbre blanc veiné et orné de sculptures en carton-pâte; il réside dans la machinerie pour les changements de décor, qui a été heureusement conservée. Sur la scène de Trianon, on jouait les auteurs à la mode, Sedaine, Rousseau, on chantait des opéras entiers où, de l’avis de tous, la reine était très bonne.

~ LE HAMEAU DE LA REINE ~

Marie-Antoinette, cherchant à fuir la Cour de Versailles, commande en 1783, son Hameau. Elle y retrouve régulièrement les charmes de la vie paysanne, entourée de ses dames de compagnies. L’ensemble devient d’ailleurs une véritable exploitation agricole, dirigée par un fermier, dont les produits alimentaient les cuisines du Château. Sous le Premier Empire, le Hameau est remeublé avec délicatesse pour l’Impératrice Marie-Louise.

A peine le premier jardin aménagé aux abords du Petit Trianon fut-il terminé que Marie-Antoinette songea à en établir un second, dans son prolongement vers la porte Saint-Antoine. Sur ce nouveau territoire, la Reine développa un aspect déjà antérieurement ébauché par Louis XV à la Ménagerie de Trianon : le goût rustique. Entre 1783 et 1787, le Hameau fut donc réalisé dans l’esprit d’un véritable village normand, avec un ensemble de onze maisons réparties autour du Grand Lac.

Cinq d’entre elles étaient réservées à l’usage de la Reine et de ses invités :

la Maison de la Reine était malheureusement en travaux lors de notre visite et dissimulée derrière un grande bâche, nous n’avons donc pas pu la visiter. Voici une photo trouvée sur Google

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le Billard,

le Boudoir,

le Moulin,

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et la Laiterie de Propreté

Tandis que quatre maisons étaient réservées à l’occupation paysanne : la Ferme et ses annexes, la Grange, le Colombier et la Laiterie de Préparation. La Ferme était située à l’écart du village et abritait un cheptel varié : petit troupeau de huit vaches et d’un taureau, dix chèvres et des pigeons.

Une maison était réservée à l’usage domestique : le Réchauffoir, où étaient préparés les plats pour les dîners donnés à la Maison de la Reine ou au Moulin.

Chaque maison avait son petit jardin, planté de choux pommés de Milan, de choux-fleurs et d’artichauts, entouré d’une haie de charmille et clos d’un palis de châtaignier. Les rampes des escaliers, galeries et balcons étaient garnies de pots en faïence de Saint-Clément, aux couleurs blanche et bleue, contenant jacinthes, quarantaines, giroflées ou géraniums. De petits vergers étaient plantés de pommiers et cerisiers. Sur les murs des maisons et les berceaux ombrageant certaines allées, couraient des plantes grimpantes.

Une escarpolette fut aménagée en 1785 pour les enfants royaux, puis rapidement démontée. En 1788, un jeu de boules fut également aménagé. La Tour de Malborough, sorte de phare dominant les bords du Grand Lac, était utilisée pour le départ des promenades en barque ou des parties de pêche.

 

Je crois que toute cette partie du Domaine de Marie-Antoinette, c’est vraiment ce que j’ai préféré de la visite : le Petit Trianon est plus cosy, moins gigantesque que le Grand Trianon où le Château, ce qui lui confère un caractère plus chaleureux.

Les jardins sont magnifiques et invitent à la promenade et à la rêverie.

Le Hameau de la Reine est tout à fait charmant, on a l’impression de se trouver en face de la chaumière de Blanche-Neige et des sept nains. Finalement, Walt Disney n’a rien inventé avec ses parcs d’attractions…

C’est ainsi que s’achève notre escapade à Versailles…

Nous en avons pris plein les yeux , nous avons marché dans les pas de Louis XIV et de Marie-Antoinette, nous avons ressenti l’âme de ces lieux chargés d’Histoire, ce fût une expérience magique pour nous et pour les filles…