Co-schooling en Histoire ~ Classe de 6ème ~ Les débuts de l’humanité

Dernièrement, je partageais un billet sur les révisions que nous avons faites avec Rose concernant son cours d’Histoire de 5ème, pour lesquelles j’avais fait des recherches et rédigé une sorte de synthèse afin de l’aider à mieux retenir sa leçon.

Constatant que ce type de synthèse me permettait également de me rafraîchir la mémoire et de me remettre en tête ces notions, avant de les aborder avec Manech et Anaé, je me suis dit que ce serait peut être intéressant de reprendre le programme d’Histoire de 6ème, qui, depuis 2016, débute avec l’apparition de l’homme sur terre.

Le premier thème du programme de 6ème s’intitule « L’histoire de l’humanité et ses migrations » lui-même organisé en trois chapitres, dont le premier est « Les début de l’humanité », que j’ai synthétisé ici, après consultation de plusieurs ressources trouvées sur le net :
Histoire au fil de l’eau
Fiches imprimables
Lutin Bazar
Le blog pédagogique de M. Ferrand

Introduction

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Les pré-humains

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Les premiers hommes

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Annexes

 

Co-schooling en Histoire ~ Classe de 5ème ~ L’empire carolingien & l’empire byzantin

A l’école, l’Histoire était une de mes matières préférées ; et pourtant, je suis bien obligée de me rendre aujourd’hui à l’évidence : il ne me reste quasiment plus rien de tout ce que j’ai étudié, que ce soit à l’école primaire, au collège ou au lycée.

Ne subsistent que des bribes, quelques noms que je ne parviens à rattacher ni à une période, ni à des événements précis. Je n’ai pas compris ou pas retenu l’articulation, l’imbrication des différents faits historiques entre eux, et aujourd’hui, je trouve cela vraiment regrettable.

C’est pourquoi j’essaye à présent d’apporter cette culture historique à mes enfants. Car je constate que les cours d’Histoire actuels font des genres de « gros plans », d’instantanés sur tel ou tel faits historiques, mais je trouve que l’on ne donne pas une vue d’ensemble et que le lien entre les différents événements n’est pas fait.

Ou en tout cas, Rose ne parvient pas à faire ce lien ; c’est un peu comme si elle lisait un roman, mais en ne se focalisant que sur tel ou tel chapitre, sans lire le début ni la fin. Elle apprend donc par coeur des dates, des faits, qu’elle va être capable de ressortir pour le contrôle et pour la note, mais sans avoir compris la place que tient cet événement dans la suite de l’histoire…

J’ai donc fait quelques recherches sur internet pour rafraîchir les quelques vagues souvenirs qu’il me restait, et j’ai essayé de faire une synthèse de tout ça que nous avons travaillé ensemble avant son contrôle de fin de chapitre.

Les grandes invasions barbares

 La dynastie des Mérovigiens

La dynastie carolingienne et l’Empire chrétien d’Occident

L’empire byzantin

Sortie scolaire en CP ~ Cueillette d’Automne

Lundi 15 octobre 2018, j’ai été sollicitée par la maîtresse de CP de Manech pour accompagner leur sortie scolaire dans un petit village de Meuse, sur le thème de la Cueillette d’Automne.

Je m’attendais à une sortie en forêt au cours de laquelle nous récolterions glands, marrons et autres feuilles d’automne.

Et bien j’avais tout faux ! Il s’agissait en fait d’une cueillette de fruits et légumes d’automne et ce fut une journée fort sympathique.

Il faut dire que nous avons bénéficié d’un temps magnifique, d’un soleil radieux et de températures plus que clémentes pour une mi-octobre.

Après une heure de trajet en autocar, nous sommes donc arrivés dans ce petit village typique de Meuse, aux maisons toutes mitoyennes.

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Après avoir repris des forces avec un petit goûter tiré du sac, les groupes ont été formés au sein des deux classes de CP.

Notre groupe est parti avec l’un des animateurs. Nous avons traversé la maison qui abrite l’Eco-Musée, pour nous retrouver dans le petit jardin donnant sur un verger, un potager et des champs à perte de vue.

Nous avons fait une étude rapide du paysage, pour distinguer le verger, le potager, les côtes, etc….

Une fois dans le verger, les enfants ont été invités à ramasser toutes les pommes tombées à terre, en laissant toutefois les plus abîmées, et à remplir de grands paniers.

Nous sommes ensuite revenus dans le jardin où l’animateur nous a expliqué comment nous allions procéder pour presser les pommes de notre récolte et obtenir ainsi un délicieux jus de pomme.

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Les mamans accompagnatrices ont été réquisitionnées pour couper les pommes en quatre. Les pommes sont ensuite passées dans un appareil qui les transforment en « frites », avant d’être ensuite pressées dans le pressoir.

Chaque enfant a eu la joie d’actionner à tour de rôle la manivelle et le pressoir.

Pendant ce temps, un autre groupe d’enfants a épluché des pommes et a confectionné des chips de pommes qui ont été passées au déshydrateur.

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A l’issue de cet atelier, le jus a été récolté, et les enfants ont découvert les résidus de pommes après pressage, dénommé « le gâteau ».

 

 

 

Nous avons alors pu déguster chips et jus et c’était vraiment délicieux.

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Est alors arrivé l’heure du déjeuner ! Nous avons pique-niqué à l’ombre des pommiers, c’était un moment vraiment très très agréable de pouvoir encore profiter de la douceur de l’air de ce début d’automne !

Nous avions la compagnie d’une demoiselle mule issue de l’union d’une jument et d’un âne, prénommée Surprise mais surnommée Mulette !

Après la pause déjeuner, nous avons enchaîné sur un second atelier, lui-même scindé en deux (les deux groupes permutent bien sûr à la fin de chaque atelier)  : un groupe d’enfants a travaillé sur les quatre saveurs (salé, sucré, acide, amer).
Après leur avoir posé des questions sur les cinq sens (vue, odorat, ouïe, toucher et goût), il s’agissait de s’intéresser plus particulièrement au goût en leur expliquant que leur langue leur permet de reconnaître les quatre saveurs évoquées.

Et une petite mise en pratique s’imposait : nous disposions de quatre petits verres contenant chacun l’une des quatre saveurs. Nous devions faire goûter une goutte de chacune des saveurs afin que les enfants les identifient, puis de procéder à une dégustation à l’aveugle.

Cet atelier a été très apprécié des enfants qui ont beaucoup ri au moment de la dégustation.

Je n’ai pas pu prendre de photos car il s’agissait d’un atelier à réaliser en autonomie et la maîtresse m’avait demandé de bien vouloir l’animer.

Le second groupe d’enfants a réalisé de la soupe de légumes anciens, après les avoir épluchés et fait une dégustation à l’aveugle.

 

Certaines saveurs n’ont pas forcément été appréciées ! et oui, le poireau cru, ça pique !!

Ensuite, nous avons enchaîné par une petite visite du village, au cours de laquelle la maîtresse leur a fait remarquer les particularités d’un village lorrain (maisons mitoyennes, jardinet à l’arrière des maisons, granges attenantes avec leur portes arrondies caractéristiques, grands trottoirs, dénommés usoirs, où se trouvaient les animaux…).

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Et pour achever cette chouette journée, les enfants ont fait une chasse aux légumes du potager : munis d’une feuille plastifiée représentant un certain nombre de légumes, ils avaient pour mission de les retrouver dans le potager et de les entourer sur la feuille.

Ce fut une journée très riche et bien fatigante, mais particulièrement appréciée et ressourçante !

 

 

~ Les Histoires noires de la mythologie ~ Un piège pour Iphigénie ~

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Deuxième tome de la collection sur lequel nous avons travaillé avec Rose « Un piège pour Iphigénie », de Evelyne Brisou-Pellen.

L’arbre généalogique Iphigénie

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Le Mythe d’Iphigénie

Iphigénie vit à Mycènes et est la fille du Roi Agamemnon et de Clytemnestre.

Agamemnon est lui-même le frère de Ménélas, époux d’Hélène dont l’enlèvement par le troyen Pâris est à l’origine de la Guerre de Troie. Le roi et son frère sont en guerre contre Troie pour tenter de récupérer Hélène, elle-même soeur de Clytemnestre.

Le roi fait parvenir une missive à Clytemnestre lui demandant de venir avec sa fille le rejoindre à Aulis pour la marier.
Une fois arrivée, Iphigénie tombe sous le charme d’un jeune et beau guerrier blond répondant au nom d’Achille. Elle espère qu’il est le futur époux choisi par son père.

Agamemnon laisse entendre à son épouse qu’il a effectivement l’intention de marier Iphigénie à Achille. Lorsque Clytemnestre en parle à l’intéressé, celui-ci n’est pas au courant et se fâche de n’avoir pas été consulté.

Malheureusement, il s’avère par la suite que le mariage n’était qu’un prétexte pour faire venir Iphigénie ; en effet, la flotte d’Agamemnon est immobilisée à Aulis depuis des semaines dans l’attente du vent qui ne vient pas.

Le devin Calchas apprend à Agamemnon qu’il subit là la vengeance d’Artémis, déesse de la chasse, qui lui tient rigueur de s’être vanté d’être plus habile à la chasse qu’elle. Artémis demanderait la fille d’Agamemnon en sacrifice pour laisser partit l’armée ! Il s’agirait d’une malédiction subie par les descendants d’Atrée, père d’Agamemnon.

Achille, Clytemnestre et d’autres complices tentent de faire fuir Iphigénie pour la soustraire au sacrifice qui l’attend. Mais celle-ci refuse, estimant que les Dieux ont parlé et qu’elle se doit d’accepter l’accomplissement de son destin.

Iphigénie monte à l’hôtel pour être sacrifiée. Elle est seule, ayant demandé à sa mère de ne pas assister à son sacrifice, et son père n’ayant pas le courage de la regarder mourir. Seul Achille la soutient moralement.

A moment fatidique, Artémis intervient, substitue une biche à la jeune fille et l’emmène avec elle.

A peine le sacrifice achevé, le vent se met à souffler et on entend le claquement des voiles qui se détendent…

Mieux connaître Iphigénie

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  • L’origine d’Iphigénie 
    Iphigénie n’a jamais existé, elle n’est pas une figure historique mais a une origine légendaire essentiellement liée à la Guerre de Troie.
    Pour autant, elle relate un fait ayant existé historiquement : le sacrifice humain qui fut probablement pratiqué dans la Grèce antique.
  • Iphigénie et la tragédie
    Tout comme le mythe d’Œdipe que nous avons étudié précédemment, Iphigénie est typiquement ce que l’on appelle une tragédie en langage théâtral. Du début à la fin, l’héroïne lutte pour échapper à son destin tragique. Mais rien n’y fait ; les dieux sont contre elle et rien ne pourra la sauver. Bien au contraire, c’est elle qui sciemment, alors qu’elle a l’opportunité de tenter d’échapper à ce destin écrasant, se soumet et l’assume.Oeuvres majeures :
    Iphigénie en Tauride et Iphigénie à Aulis d’Euripide (414 et 405 av. J-C)
    Iphigénie [en Aulide] de Racine (1674)
    Iphigénie en Tauride de Goethe (1787)
    Iphigénie de Gluck (opéras de 1773 et 1778)Sa métamorphose finale en biche valu à Iphigénie de figurer au rang des Métamorphoses du poète latin Ovide, long poème racontant les transformations miraculeuses subies par différents héros de la mythologie grecque.

    Cette oeuvre, très lue au Moyen-Age a permis la diffusion de l’histoire d’Iphigénie à travers l’Europe.

  • Iphigénie et la peinturetéléchargement (2)La plus ancienne représentation d’Iphigénie a été retrouvée sur le mur d’une maison de Pompéi et est conservée au Musée archéologique de Naples. Cette oeuvre serait la copie d’une fresque du peintre grec Timanthe, exécutée au Vème siècle avant Jésus -Christ. (à gauche, Agamemnon qui dissimule son visage en signe de deuil – à droite, le devin Calchas, un poignard sous le menton – portant Iphigénie, à gauche, Ulysse, et à droite Diomède).478803

    Les représentations picturales sont nombreuses, dont celle de Bertholet Flémal conservée au Musée du Louvre à Paris.

Les figures d’Iphigénie

Victime expiatoire innocente par laquelle on rachète une faute et
Victime propitiatoire, grâce à laquelle on se concilie les dieux, les rendant bienveillants.

Il y a une analogie avec le sacrifice d’Isaac dans la Bible.

« Ce sauvetage intervient dans la légende à l’époque où les hommes estiment inconcevable qu’un dieu puisse réellement exiger un sacrifice humain. On résout cette contradiction (exiger un sacrifice, puis sauver la victime) en faisant du prêtre l’interprète malhonnête, voire malveillant de la volonté divine. »

La malédiction des Atrides

Atrée, père d’Agamemnon, son frère Thyeste, leur ancêtre Tantale, ont commis des crimes atroces : infanticide et sacrifices humains, fratricide, inceste…

Une terrible malédiction touche leur descendance : Agamemnon et ses enfants Iphigénie, Electre et Oreste qui commettront ou subiront tous des forfaits terribles : meurtre d’un enfant par son père, du père par son épouse, de la mère par son fils…

 

 

~ Les Histoires noires de la mythologie ~ Œdipe le Maudit ~

Le professeur de français de Rose, en classe de 6ème, fournissait à ses élèves à la fin de l’étude de chacun des thèmes du programme, une liste de lectures conseillées pour approfondir les notions vues en classe.

Dans le cadre de l’étude des textes mythologiques, elle avait notamment conseillé cette collection  : Les Histoires noires de la mythologie, chez Nathan.

L’éditeur présente ainsi cette collection : « des romans « noirs » dont le héros ou l’héroïne est un personnage légendaire de la mythologie, connu pour son destin tragique.

Une réécriture originale des grands mythes pour découvrir notre patrimoine culturel avec, à la fin de chaque ouvrage, un dossier complet sur le mythe, son origine et ses différentes interprétations à travers les siècles. »

J’ai trouvé cette collection très bien faite, puisque chaque mythe est raconté sous la forme d’un roman et permet de découvrir l’histoire de ces héros dont nous connaissons le nom, mais pas forcément le destin.

J’ai donc décidé d’acquérir toute la collection, au rythme de 3 romans par mois (chaque livre coûte 5,95 €).

Et nous avons décidé avec Rose, pendant ces vacances d’été, de reprendre les romans que nous avons déjà lu et d’en écrire un petit résumé en resituant les personnages ; nous nous sommes en effet rendus compte que tous ces héros sont quasiment liés entre eux par des liens de parenté.

Afin de garder une trace de ces résumés, je les publierai ici au fur et à mesure de leur rédaction.

Nous avons commencé aujourd’hui avec le 1er tome de la collection « Œdipe le Maudit », de Marie-Thérèse Davidson.

L’arbre généalogique d’Œdipe

Arbre généalogique Oedipe

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Mythe d’Œdipe

Œdipe a été confié bébé par son père à un serviteur avec pour mission de l’abandonner aux bêtes sauvages. Un berger recueille l’enfant et le remet au Roi de Corinthe Polybe et à son épouse Mérope, qui l’adoptent.

Devenu adulte, Œdipe consulte la Pythie à Delphes. L’oracle l’informe qu’il tuera son père et se mariera avec sa mère. Effrayé par cette prédiction, le jeune homme décide de quitter définitivement Corinthe afin de protéger ses parents de ce sinistre destin.

Pendant son voyage, sur un coup de sang, il tue un voyageur et ses serviteurs qui lui ont manqué de respect.

Son périple le mène jusqu’à Thèbes, assaillie par la terrible Sphynx qui massacre tous les jeunes hommes de la ville. Œdipe aura le dessus sur la créature monstrueuse en parvenant à trouver la réponse à l’énigme que lui sera soumise.

Il est alors proclamé Roi de Thèbes par ses habitants, et se marie avec Jocaste, devenue depuis peu veuve de Laïos, l’ancien Roi. Quatre enfants naîtront de cette union : deux garçons, Etéocle et Polynice et deux filles, Antigone et Ismène.

Vingt ans après son arrivée triomphale à Thèbes, une terrible épidémie de peste s’abat sur la ville. Créon, le frère de Jocaste est envoyé à Delphes pour consulter la Pythie. A son retour, il explique qu’une souillure infecte est présente dans la population de la ville, et qu’il s’agit du meurtrier de Laïos. Le seul moyen de faire cesser l’épidémie est de bannir cet homme.

Œdipe apprendra que Jocaste avait eu un fils avec Laïos, mais que l’enfant a été abandonné à la naissance après qu’un devin ait prédit qu’il tuerait son père. Il aura également connaissance du fait qu’il a été adopté par Polybe et à son épouse Mérope.

Il finira par comprendre qu’il est cet enfant, fils de Laïos et de Jocaste et que la prophétie de la Pythie s’est bien réalisée : il a tué son père et épousé sa mère.

Suite à ces révélations, Jocaste se pend et Œdipe se perce les deux yeux, devenant aveugle. Il sera chassé de Thèbes par ses fils Etéocle et Polynice. Il quitte la cité avec Antigone et trouve refuge à Athènes, sous la protection de son roi, Thésée. Ismène sa seconde fille l’a rejoint juste avant sa mort.

Mieux connaître Œdipe

La carte de la Grèce antique

  • L’origine d’Œdipe
    Œdipe a peut être une origine historique fondée sur des faits réels, mais il subsiste une incertitude car cette origine est trop lointaine, avant la découverte de l’écriture.

  • Œdipe et l’épopée
    Une épopée est un « très long poème qui retrace les aventures de héros aux qualités surhumaines confrontés à des adversaires et à des dangers tout aussi inouïs. Ces poèmes, avant d’être fixés par l’écriture, étaient récités lors des fêtes, des cérémonies. »
    Il existait une Œdipodie au VIIIe ou VIIe siècle avant Jésus-Christ, aujourd’hui disparue.

  • Œdipe et la tragédie
    Une tragédie est « une forme théâtrale née à Athènes au VIe siècle av. J-C et qui s’épanouit au Ve. Elle était représentée lors de grandes fêtes religieuses. Chaque pièce mettaient en scène un épisode de la vie d’un héros, menacé par des forces supérieures, dieux ou destin. Pendant toute la pièce, ce personnage cherche à échapper à cette menace, en vain. Rien n’apaise les dieux : le héros est rattrapé et écrasé par son destin. »

    Œdipe sera ainsi le héros de nombreuses tragédies :
    Œdipe -Roi de Sophocle (Athènes, Ve siècle av. J-C)
    Œdipe de Sénèque (Rome, Ier sièce ap. J-C)
    Œdipe de Pierre Corneille (1659)
    Œdipe de Voltaire (1718)
    La Machine infernale de Jean Cocteau (1934)

  • Œdipe et la peinture

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Œdipe et le Sphinx de Jean Auguste Dominique Ingres (1808 – Musée du Louvre)

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Œdipe et le Sphinx (Kylix à figures rouges – vers 470 av.JC – Musée du Vatican)

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Suicide de Jocaste – Œdipe se crevant les yeux – Combat d’Etéocle et Polynice
Enluminure du De mulieribus claris de Boccace – Français 598, fol. 36 – Début XVe siècle – BnF

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Œdipe et Antigone – Huile sur toile d’Edouard Krug – 4e quart du XIXe siècle
Musée municipal de La Roche-sur-Yon

Le mythe d’Œdipe

Œdipe commet le plus grand des sacrilèges : le parricide et l’inceste, mais dans la plus totale ignorance, puisqu’il est manipulé par les dieux.

« Néanmoins, la faute est là, irrémédiable, et le repentir du héros n’y changera rien. Maudit par les dieux, il se crève les yeux et s’exile sur les routes.

Œdipe est devenu un mythe, c’est-à-dire un récit dont les événements, souvent très graves, ont une portée universelle et font sens pour tous – ils entrent alors dans la mémoire collective.

Grâce à cette légende d’Œdipe, on a pu mettre un nom sur le tabou de l’inceste. On
appelle tabou une interdiction à caractère religieux ou moral, ayant une portée pour l’humanité entière. Épouser sa propre mère est un tabou, c’est-à-dire une interdiction qu’il ne faut pas transgresser. »

Source : extranet.editis.com/it…/e/eccc1ac7d131333835363335383738363836323434.pdf

~ Le suivi de lecture d’Elisa ~ Classe de 3ème (2017/2018)

  • L’ami retrouvé – Fred Uhlman
  • La ferme des animaux ~ George Orwell
  • Le scaphandre et le papillon ~ Jean-Dominique Bauby
  • Enfance ~ Nathalie Sarraute
  • Vipère au poing ~ Hervé Bazin
  • La petite fille du Vel d’Hiv ~ Annette Muller
  • Acide sulfurique – Amélie Nothomb
  • Ambre – Maxime Chattam

~ Jean de La Fontaine et ses Fables ~

Pendant les vacances d’Hiver 2018, Rose, qui est en Sixième, devait produire un travail en Français sur les Fables de Jean de La Fontaine.

Voici les consignes qui ont été données par son professeur :

« A partir de tes lectures personnelles des Fables de La Fontaine, tu réaliseras un recueil de tes fables préférées.

Tu regrouperas dans ce recueil au moins quatre fables en indiquant pour chacune les raisons pour lesquelles tu l’as choisie.

  • Tu développeras davantage ton avis sur ta fable préférée (en respectant la méthode d’argumentation d’un avis personnel étudiée en classe).
  • Tu feras figurer dans ton recueil le texte de chaque fable que tu illustreras par une ou des images (au moins deux oeuvres d’art) en indiquant les sources de ces images, et, si tu le souhaites, par des dessins personnels.

Rose a décidé de commencer son recueil par une courte biographie de Jean de La Fontaine, puis d’expliquer à quoi on reconnaît une fable et enfin de chercher à comprendre pourquoi les Fables sont aussi célèbres encore aujourd’hui.

Elle a souhaité intituler chacune de ses parties en la posant sous forme de question, pour attiser l’intérêt du lecteur.

Nous avons commencé par faire des recherches sur internet pour en savoir un peu plus sur la vie de Jean de La Fontaine. Rose a ensuite lu les documents trouvés, en surlignant les points qui lui semblaient le plus important.

Puis nous sommes passés à la phase de rédaction que je vous retranscris ici :

Situons-nous
Jean de La Fontaine a vécu sous le règne de Louis XIV avec qui il avait une mauvaise entente. Mais aujourd’hui, leur héritage reste encore très présent dans la culture française.

Qui était Jean de La Fontaine ?
Jean de La Fontaine est un écrivain français, connu pour ses fables qu’il a écrite au XVIIème siècle. Il naît le 7 juillet 1621 à Château-Thierry en Champagne. Il vit une enfance heureuse dans une famille aisée : son père était Maître des Eaux et Forêts.

Plus tard,  il étudie le droit, mais n’exercera pas le métier d’avocat. A la mort de son père, il hérite à son tour de la charge de Maître des Eaux et Forêts. C’est à cette époque qu’il commence à écrire. Jean de La Fontaine était sous la protection de Nicolas Fouquet, Surintendant des Finances du roi Louis XIV. Il fait la connaissance de Charles Perrault, Molière, Racine et Boileau.

Mais Fouquet fut arrêté par le roi et emprisonné à vie. L’écrivain le soutient, causant la haine de Colbert et entraînant de ce fait celle de Louis XIV.

Il commence par publier des contes puis ses Fables à partir de 1668. Depuis 1672, il fréquente le salon de Mme de la Sablière, qui lui donne l’hospitalité jusqu’à sa mort.

Au décès de Colbert, Jean de La Fontaine est élu pour le remplacer à l’Académie Française, malgré l’avis défavorable de Louis XIV.

Jean de La Fontaine est atteint par la maladie en 1693 à l’âge de 71 ans. Très affecté par la mort de son amie Mme de La Sablière, il perd goût à la vie et s’éteint le 13 avril 1695.

Il a connu le succès de son vivant, contrairement à beaucoup d’autres écrivains.

Aujourd’hui, plus de 300 écoles portent son nom en France.

C’est quoi une fable ?
Une fable est une courte histoire amusante qui met en scène plusieurs personnages, souvent des animaux personnifiés ayant des traits de caractères humains. Elle est écrite en vers et commence et se termine par une morale. Il y a 12 livres contenant au total 249 fables.

Dans le premier livre, il fait une dédicace adressée au Dauphin (fils du Roi) qui explique dans quel but il écrit ses fables : « Je chante les héros dont Esope est le père […] tout parle en mon ouvrage et même les animaux […] je me sers des animaux pour instruire les hommes ».

J’ai réfléchi à la raison pour laquelle Jean de la Fontaine a utilisé des animaux : je pense qu’ils ont un coté plus ludique, ce qui fait que la morale passe mieux.

Pourquoi Jean de La Fontaine est-il passé à la postérité ?
Ce qui l’a fait passer à la postérité, c’est son style d’écriture :
* les fables sont écrites en vers et avec des rimes, ce qui donne un rythme. Ca me fait penser à une chanson.
* la mise en page particulière : il y a à chaque début de phrase des majuscules et les phrases sont découpées, ce qui ne peut pas être modifié.
* les animaux ont l’usage de la parole, ce qui donne une touche de magie et rend le texte vivant. On peut s’imaginer un dessin animé dans notre tête, ce qui plait aux enfants.

Place ensuite au Top 4 des fables que Rose a préféré parmi celles qu’elle a lu.

En 4ème position, on trouve « Le laboureur et ses enfants ». Rose avait appris cette fable en Cm1, et elle la connaît encore par coeur.

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L’ avis de Rose
J’ai aimé cette fable car au début, j’ai compris qu’il y avait un secret (le père parle à ses fils sans témoins). Il leur dit qu’il y a un trésor caché et qu’il faut creuser et bêcher pour le trouver. Quand je lisais la fable, j’avais l’impression que les actions des fils défilaient dans ma tête, comme un dessin animé.
J’ai été surprise par la fin car j’ai compris qu’il n’y a jamais eu de trésor, mais que grâce à leur fouille, ils ont réussi à cultiver la terre. Je trouve que le père est rusé car il a dupé ses fils, mais pour leur transmettre la valeur du travail en jouant sur leur avarice et leur cupidité.
Mais finalement, ce dur travail leur a permis de s’unir pour se serrer les coudes. Alors que si le trésor avait été réel, je pense que le premier à le trouver l’aurait peut être gardé pour lui tout seul…

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Top 3 : « La poule aux oeufs d’or »

L’ avis de Rose
Cette fable m’a plu car j’y ai vu un aspect fantastique : cette poule qui pond des oeufs d’or est imaginaire. J’ai compris que Jean de la Fontaine visait deux défauts dans la fable : il dénonce d’une part l’avarice, mais aussi l’impatience.
En effet, le fermier a eu une grande chance d’avoir cette poule extraordinaire parmi sa basse-cour mais a gâché ce cadeau de la nature par son impatience et sa cupidité. S’il s’était contenté d’attendre pour que sa poule ponde ses oeufs d’or jusqu’à ce qu’elle meurt, il aurait pu être riche. Mais au lieu de cela, il a voulu exploiter sur le champ son trésor, mais l’a aussitôt perdu.
La morale de l’histoire est qu’il faut faire preuve de patience et savoir être raisonnable, en se contentant de ce que l’on a et en en profitant.

Une expression ?
Aujourd’hui, cette fable a donné vie à une expression courante : « tu as trouvé la poule aux oeufs d’or ! »

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Top 2 : « La grenouille qui se veut faire aussi grosse que le boeuf »

L’ avis de Rose
Au début, le titre m’a interpellée, je me suis demandé : « mais comment une grenouille peut être aussi grosse qu’un boeuf ? »
Je trouve que Jean de la Fontaine ridiculise la grenouille (« pas plus grosse qu’un oeuf » – « la chétive »). Au début, c’est la grenouille qui se ridiculise elle-même car elle pense pouvoir être aussi grosse que le boeuf alors que cela est impossible. Elle demande à sa soeur à trois reprises si elle y est arrivée.
J’ai remarqué que sur le vers « envieuse, s’étend et s’enfle, et se travaille », les mots de la phrase ont la même syllabe, ce qui forme une répétition.
Je me suis fait un film dans ma tête où je voyais la grenouille grossis de plus en plus et cela m’a amusée. Le côté comique, c’est la grenouille qui enfle tellement qu’elle finit par exploser.
J’ai l’impression que Jean de la Fontaine veut nous faire passer un message : soyez vous-même, ne cherchez pas à jouer un rôle.
Mio aussi j’ai tendance à vouloir ressembler à d’autres personnes, même si au fond de moi je sais que c’est impossible.
C’est pour cette raison que la fable m’a plu car je me suis un peu identifiée à la grenouille, qui ne s’assume pas et veut ressembler aux autres.

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And the winner is : « Le lion et le rat »

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L’ avis de Rose
Dans cette fable, La Fontaine parle d’un lion et d’un rat, deux personnages très différents l’un de l’autre : le Lion représente l’aspect royal, la puissance, il est respecté des autres, majestueux…
Contrairement au Rat, qui inspire plutôt le dégoût, qui est sale, petit, répugnant…
Cette fable se déroule en deux temps : le premier, où le roi des animaux laisse la vie sauve au Rat qui a commit une imprudence.
Dans un second temps, alors que le Lion est pris dans un piège, le Rat lui apporte de l’aide avec patience et sagesse.
J’ai choisi cette fable car je me suis vite identifiée au Rat. Souvent on traite les personnes petites avec mépris, incapables de se défendre, inaptes à faire certaines choses.
Je comprends dans cette fable que tout le monde a une utilité et des compétences qui lui sont propres et que dans certaines situations, être petit est plus avantageux que d’être grand et fort.
J’ai remarqué qu’il y avait une seconde morale dans cette fable : lorsque le Lion est pris au piège, il se débat et s’énerve, mais cela ne l’amène à rien. Mais le Rat, grâce à son travail méticuleux et sa patience, arriver à le délivrer.

Pour terminer son travail, Rose a fait des recherches sur les exploitations plus « modernes » des Fables de la Fontaine. Elle a notamment trouvé une BD de Gotlib, datant de 1970, qui revisite de façon amusante la Cigale et la Fourmi.

Enfin, elle a trouvé plusieurs publicités qui reprennent le thème de certaines fables pour vanter les mérites d’une voiture ou d’une eau pétillante notamment…

En tout cas, que ce soit Rose ou moi, nous avons pris beaucoup de plaisir à entrer dans l’univers de Jean de la Fontaine, et personnellement, cela m’a permis d’avoir un nouveau regard sur ces oeuvres dont je n’avais que des souvenirs de récitation du temps de l’école primaire.

Et accessoirement, ce travail a valu à Rose la note de 16,5 / 20

Efin, pour clôre ce thème des Fables de la Fontaine, le professeur a demandé aux élèves de la classe de rédiger leur propre fable en groupe de 4 élèves. Voici la production de Rose et de ses trois camarades, qui leur a rapporté un 17/20.

Le lion et la grenouille

Une grenouille, agile et astucieuse, sortit de l’eau d’un lac.
Un lion, vaniteux et puissant, se réveilla de sa sieste et la vit.
« Que tu est laide et visqueuse ! » s’exclama le Roi des animaux
« Hors de mon chemin, bestiole ! »

La grenouille, fort indignée, répliqua :
« Comment un roi si majestueux que vous puisse manquer de respect à ce point à ses sujets ? »
« Tu oses me parler sur ce ton ! » hurla celui-ci,
« Tu seras châtiée de ta témérité ! »

« Soit, mais avant d’être châtiée, je veux vous prouver que je ne mérite pas d’être sous-estimée. Je vous convoque en duel ! ».

Le lion, qui ne voulait pas manquer une occasion de montrer qui il était, accepta le duel.
Les deux animaux allaient se défier à la course.

Le lion, qui était sûr de gagner, prévint tous les animaux afin que sa victoire soit mémorable pour eux tous.

La course commence,
Le lion prend l’avantage,
La grenouille applique alors son stratagème :
Elle se faufile entre les pattes du lion.
Celui-ci trébucha et pensa choir plusieurs fois.
Enragé, il décida de la dévorer sur le champs

Sous le regard étonné des autres animaux,
Le lion essaye en vain d’attraper cette horrible grenouille.
La chétive se dirigea vers son lac et sauta avec agilité dans l’eau profonde et claire.

Le maître des lieux, ne sachant nager, poussa un rugissement effroyable lorsqu’il fût dans l’eau.
La grenouille en sortit et lui cria :
« Sache, mon bon roi, que c’est double plaisir de tromper le trompeur ! »