Notre Avent 2016 ~ La Lumière dans la Lanterne ~ Première semaine, le règne minéral

  1. En chemin pour Bethléem
    Nous faisons donc connaissance avec Joseph, Marie et leur petit âne, que P’tit Pirate décide tout de suite de baptiser… Bobby !

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    (Petite précision : les photos ont été prises par Mistinguette pendant que je contais l’histoire, le cadrage n’est donc pas toujours optimal…).

    Joseph, muni de son bâton et habitué à marcher, ne rencontrait pas de problème pour ce trajet. En revanche, Marie, qui attendait un bébé, avait des difficultés à avancer au même rythme à cause des pierres tranchantes qui jalonnaient le chemin.
    Mais elle serrait les dents pour ne pas laisser deviner sa douleur à Joseph et à Bobby.

    L’ange qui les accompagnait se rendit compte que Marie pleurait en silence et celle-ci lui fit part de ses difficultés. L’ange, d’un simple regard, transforma les pierres aux arêtes tranchantes en pierres arrondies, transparentes comme du verre.

    Les enfants ont eu pour mission de remplacer les pierres blanches tranchantes par des billes plates bleutées !


    Marie put alors continuer son chemin sans plus ressentir aucune douleur.
  2. Le mystère de la grosse pierre
    En continuant leur chemin, Marie et Joseph trouvèrent une très grosse pierre sur leur chemin, qui leur barrait la route. Il n’y avait que deux possibilités : ou la contourner en passant à travers les buissons, ou l’escalader.

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    On racontait que celui qui devait déloger cette pierre n’était pas encore arrivé et que la pierre devait rester à  l’endroit où elle se trouvait jusqu’à ce que celui-là se présente.

    Joseph toucha la pierre de son bâton et celle-ci se fendit immédiatement en deux, laissant s’échapper des cristaux scintillants. Celui qui devait ôter la pierre du chemin était venu !!!

  3. Pourquoi l’eau devient glace en hiver
    Un jour, Joseph et Marie arrivent au bord d’un ruisseau, dont l’eau était très froide.
    Nous avions fabriqué, Grande Ballerina et moi, le ruisseau avec du papier crépon bleu.

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    Le petit âne Bobby y trempe un sabot, mais le retire illico, saisi par le froid glacial. Pimprenelle a eu pour tâche de faire tremper le sabot à Bobby.

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    Comment faire pour traverser ce ruisseau ?? Joseph avait l’intention de porter Marie sur son dos, mais Marie s’y refusa, craignant qu’il ne prenne froid ou qu’il ne se fasse mal.

    Elle chanta donc tout à côté du ruisseau, et tout à coup, un pont transparent comme le verre mais très solide se forma au dessus de l’eau et permit à la petite troupe de traverser sans se mouiller !
    Bon pas d’idée pour fabriquer un pont transparent, notre pont sera donc…. argenté !

  4. Le miracle de la fontaine
    L’histoire qui nous est contée ce soir est l’histoire de Ruth (les vêtements de notre Ruth sont un peu anachroniques, mais on a fait avec les moyens du bord !).

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    Ruth allait chercher de l’eau à la fontaine (car voyez vous, comme le précise le livre, « à l’époque où Marie, Joseph et leur petit âne marchaient en direction de Bethléem, les robinets n’existaient pas encore »).

    Ce soir-là, une lumière intense d’étoile éblouit Ruth. Lorsqu’elle puisa l’eau, l’étoile se reflétait dans le puits et l’eau semblait briller comme de l’or.

    Ruth aurait vraiment aimé partager cette merveille avec sa grand-mère, mais celle-ci était immobilisée chez elle. Elle ramena sa cruche dans la maison et l’eau y était toujours aussi étincelante.


    La nouvelle de l’eau d’or se répandit dans le pays et tout le monde vint en puiser. L’eau d’or ne tarit pas et garda son éclat jusqu’à la naissance de l’enfant Jésus qui, à son tour, illumina le monde de sa lumière !
  5. La chanson du vent
    Ce long voyage devenait très difficile pour Marie, qui n’avait jamais quitté Nazareth. Le soir elle avait le cœur et pensait avec nostalgie à sa vie d’avant.

    Elle pensait au souffle du vent qui l’enveloppait doucement dans sa maison. Ici dans ce lieu étranger, elle avait l’impression que le vent était différent. Mais le vent sentit sa tristesse et de vent d’hiver, il se fit vent de printemps et son chant si doux réchauffa Marie, qui put enfin s’endormir sereinement.

    C’est la raison pour laquelle, « à l’approche de Noël, le vent entonne des airs printaniers, comme si l’hiver était terminé. Il chante pour Marie, pour qu’elle ne se sente pas si seule et délaissée sur la terre étrangère. »

  6. L’aiguille en argent de lune et le fil en or d’étoiles
    Joseph vouait une vénération discrète pour la mère de son enfant. Il aurait souhaité ardemment lui offrir de belles choses et lui rendre la vie plus douce…
    Mais il n’en avait pas les moyens et cela était très difficile à vivre pour lui. La seule chose qu’il possédait était son bâton de marche qu’il avait coupé dans la forêt.
    Une nuit, il rêva qu’un homme très riche lui demanda d’acheter son bâton. Lorsqu’il voulu le lui remettre, il se rendit compte que son bâton était forgé d’or, d’argent et qu’il était magnifiquement ciselé.

    L’homme souhaita lui payer le bâton : soudain, des fils d’or descendirent des étoiles et formèrent une pelote d’or. Puis, l’homme décrocha le croissant de lune, s’en servit comme d’une aiguille d’argent. Il broda des étoiles d’or sur le manteau de Marie.

    Lorsque Joseph se réveilla, son bâton était toujours en bois, mais le manteau de Marie était bien brodé de ces étoiles d’or !

  7. La lumière dans la lanterne
    Nous quittons un instant Joseph et Marie pour rendre visite à Titus l’aubergiste. Tous les soirs, Titus se rend dans son étable pour donner du foin à Rémus son bœuf. Ce soir, la bougie qui lui sert à éclairer l’étable est presque entièrement consumée et finit par s’éteindre définitivement lorsque Titus quitta l’étable.

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    Le lendemain, quelle ne fut pas la surprise de Titus de voir qu’une lueur à la fenêtre de l’étable. Une lumière brillait sans jamais s’éteindre dans la lanterne pourtant dépourvue de bougie.

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    C’est cette lumière qui permit à Joseph et Marie, la veille de Noël, de trouver l’étable et de s’y abriter.

    D’où venait cette lueur ? une petite étoile s’était glissée dans la lanterne, pour célébrer la naissance de Jésus… 

 

 

Notre Avent 2016 ~ La Lumière dans la Lanterne ~ Préambule

Je découvre depuis quelques temps la pédagogie Waldorf-Steiner, et l’un des aspects de cette pédagogie est de célébrer à la fois les fêtes catholiques traditionnelles et des fêtes païennes héritées de traditions celtes, nordiques ou germaniques.

Le temps de l’Avent est vraiment approprié pour conter de telles histoires, pour nous permettre de nous recentrer et de réfléchir un peu aux valeurs que l’on a envie de mettre en avant en célébrant Noël.

Cette année, pour vivre cette période de l’Avent, après avoir découvert le livre « La Lumière dans la Lanterne » sur plusieurs blogs, j’avais très envie de raconter à mon tour l’histoire de Marie, Joseph et de leur petit âne, dans leur chemin vers Bethléem.

Je me suis inspirée de ce qu’avaient fait ces mamans pleines d’imagination et de créativité et qu’elles avaient reporté dans leurs blogs respectifs :
http://vegetaliens.over-blog.com/page-5950149.html
http://inspirations-omnicolores.eklablog.com/la-lumiere-dans-la-lanterne-preparation-a119423640
http://monte-petite-souris.over-blog.com/article-la-lumiere-dans-la-lanterne-preambule-112997357.html

Cela n’est pas chose facile, parce que j’ai été très prise fin novembre et les deux premiers jours de décembre…. Si bien que je n’ai pas pu anticiper et préparer à l’avance les petites mises en scène à présenter chaque jour aux enfants.

Mais j’ai finalement réussi à faire fi de mon besoin de perfection à tout prix, et je me suis lancée en racontant plusieurs histoires en une fois pour « rattraper » les premiers jours.

Pour bien comprendre de quoi il s’agit, je cite ici l’Avant-Propos rédigé par Georg Dreissig, l’auteur de ce petit livre :

« Pour la période de l’Avent, il existe une jolie coutume que bon nombre de familles entretiennent. Dans un coin de chambre réservé aux fêtes, on installe peu à peu le paysage que traversent Marie, Joseph et le petit âne en allant vers Bethléem. Durant la première semaine de l’Avent, on dispose des pierres sur un tissu brun. Les plus belles d’entre elles tracent le chemin de Marie. Durant la deuxième semaine, on y ajoute des plantes : mousses et pommes de pin. Durant la troisième semaine, on y fait paître des animaux, des moutons. Finalement, lors de la quatrième semaine, les bergers viennent s’occuper de leurs troupeaux…

Les petites histoires de ce livre suivent le devenir du paysage. Elles illustrent le cheminement du temps de l’Avent, et passent du règne des éléments au règne végétal, puis au règne animal pour aboutir au règne humain. C’est un calendrier de l’Avent raconté. D’histoire en histoire, il conduit jusqu’à Noël.

(…) La joie de préparer Noël fut la source d’inspiration de ces histoires. Elle éveilla en moi moins le besoin de fabuler que le désir d’indiquer, d’une façon abordable pour les enfants, que Noël est un évènement attendu par le monde entier. Au fil de ces histoires devrait s’éveiller le sentiment que la lumière divine, pâle au début de l’Avent, va en s’intensifiant de jour en jour pour rayonner dans toute sa splendeur au moment de Noël.

(…) Mais, ce qui m’a décidé, en définitive, à publier ce recueil, ce furent deux yeux d’enfants rayonnants qui croyaient aux miracles et deux petites oreilles qui voulaient en entendre toujours plus. »

Dans les jours qui viennent, je vous présenterai donc notre lecture de La Lumière dans la Lanterne.

Novembre 2016… en images

Bonjour Novembre…

En novembre, peu d’activités et de photos car c’est le mois où je mets en vente sur eBay tous les vêtements des enfants qui sont devenus trop petits ou qui ne plaisent plus.

C’est un très gros travail pour moi puisqu’il faut dans un premier temps faire le tri des vêtements, les laver, les repasser, les prendre en photos, rédiger les annonces et les mettre en ligne.

Ensuite, il faut répondre aux questions éventuelles des acheteurs potentiels, suivre les ventes, envoyer les informations lorsque les transactions sont finalisées, faire le suivi des paiements, préparer les colis, et enfin les déposer au relais colis.

Je mets donc en sommeil tout le reste et ne fait que le strict minimum, mais je ressors en général éreintée de cette opération (mais avec un compte Paypal bien garni qui servira à racheter de nouveaux vêtements et du matériel pédagogique ; le jeu en vaut donc la chandelle…).

Lorsque « ma campagne de ventes automne/hiver » est finie, il est déjà grand temps de préparer Noël et mon organisation part à vaut l’eau ; il est alors nécessaire de faire un grand nettoyage et de remettre un peu tout ça au carré…..

Donc ce n’est qu’en Novembre que nous avons fait notre table de l’automne…

Il y eut quelques petits travaux sur le pelage des animaux et les monuments

la découverte des cylindres de couleurs

l’approche des voyelles avec les alphas

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un intérêt certain pour le fait de tracer des lettres et de maîtriser son geste  (on est certainement très loin d’une approche montessorienne, mais c’est venu spontanément…)

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du poinçonnage

du patouillage dans les flaques de boue à la sortie de l’école

et enfin la fabrication de petits sujets à vendre au marché de Noël de la Maternelle des enfants

Allez zhou ! dernière ligne droite avant les fêtes de fin d’année !

Octobre 2016… en images

Le 1er octobre, nous avons fêté les 3 ans de ma petite Pimprenelle, elle était fièèèère !

Après avoir soufflé ses bougies, elle s’est appliquée à déballer ses cadeaux avec l’aide de P’tit Pirate, pour découvrir ceci :

le magnifique livre d’Astrid Desbordes « ce que Papa m’a dit », qui fait suite à « mon amour » et « petite sœur » que nous possédons déjà : nous adorons cette collection

 

la BD de Petit Poilu, qui a beaucoup plu et fait beaucoup rire

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le jeu « Au Loup » de Nathan

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une boîte de Sylvanian Family

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un joli sac ramené de Corse par la tata de Pimprenelle, et de belles cartes d’anniversaire

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Nous avons également préparé la fête d’anniversaire de Pimprenelle à l’école, en confectionnant des gâteaux qui seront dégustés par les enfants à l’école et de petits gâteaux qui seront offerts aux petits camarades pour les emmener à la maison

Le mois d’Octobre, ce fut aussi :

un petit garçon qui a beaucoup beaucoup de travail !

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un joli dessin

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quelques exercices avec les chiffres de 1 à 5

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l’opération « Nettoyons la nature » pour laquelle j’ai accompagné la classe de Cm2 de Mistinguette : les classes de l’école se sont vues attribuer chacune un quartier de notre village et les enfants, équipés de gants et de sacs poubelles, ont pour mission de ramasser tous les déchets qu’ils rencontrent.
Bilan : environ 100 kg de déchets collectés par les enfants !

le début des Ateliers Montessori auxquels j’ai inscrit les loulous

et enfin, la découverte de cet album, que j’attendais avec grande impatience… 🙂

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Septembre 2016… en images

Septembre est là, et avec lui bien sûr, la rentrée des classes et la recherche d’un nouveau rythme adapté aux horaires de classes et des activités extra-scolaires….

Cette année, beaucoup de changements, puisque ma petite Pimprenelle est rentrée en Petite Section, ce qui veut dire que je n’ai plus d’enfant à la maison le matin.

A la question, « et qu’Est-ce que tu feras quand tu seras grande ? », voici ce que la demoiselle m’a répondu, en toute logique…

Quant à Petit Pirate, très fier d’être chez les Moyens, il retourne à l’école l’après-midi, de 13h30 à 15h30 et Pimprenelle est donc seule avec moi à la maison…

Mistinguette entame sa dernière année d’école élémentaire, en Cm2, avec LE point fort de l’année, une semaine en Classe de Neige au mois de Mars 2017 ; je me souviens que cette semaine loin du cocon familial avait marqué un tournant dans l’évolution de Grande Ballerina ! En partant, elle était encore une petite fille et à son retour, elle avait pris une indépendance et une assurance qui l’avait fait entrer dans le monde de l’adolescence…

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Pour Grande Ballerina justement, c’est une entrée en 4ème, qui marque également il me semble une certaine évolution : en tout cas, ma grande fille fait preuve d’une maturité certaine je trouve et démarre cette année avec un grand enthousiasme…

Voici les tote-bags que j’ai pris plaisir à préparer pour les affaires de maternelle…

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Au programme de ce mois de Septembre :
La première séance de danse de P’tit Pirate

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Des jeux rafraichissants car il a encore fait très beau pendant tout le mois

La toute fin d’allaitement de Pimprenelle, à 35 mois…. un sevrage naturel et tout en douceur

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La fête foraine, à deux reprises sous le soleil, une fois n’est pas coutume

La planète des Alphas, toujours,

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De la vie pratique

P’tit Pirate qui m’explique le principe du silex (notre étude de la préhistoire a laissé des traces…)

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De la patouille-transvasement

Une grande première !

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Une passion dévorante pour les calculatrices (il l’a même prise avec lui pour dormir)

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Des petits exercices de motricité fine, des empilages et du sensoriel

Un super-héros et une princesse

Des goûters pris au parc pour profiter des douces fins d’après-midi

Et la préparation de la table de l’automne

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Au revoir Septembre…

La Journée du Patrimoine – 2016

Le 17 septembre, c’était la Journée du Patrimoine, et notre club découverte participait à une manifestation dans un parc de notre ville, le Parc Napoléon, que j’affectionnai beaucoup quand j’étais petite et dans lequel je faisais de grandes ballades avec ma grand-mère paternelle…

Le soleil était de la partie et nous avons passé une excellente après-midi.

Nous avons tout d’abord appris à confectionner un épouvantail et Pimprenelle a gagné un prix pour son œuvre (dont le visage fut finalisé par sa grande sœur).

Mistinguette a fabriqué un petit jardin dans une bouteille d’eau,

Grande Ballerina s’est reconvertie en tailleuse de pierre,

P’tit Pirate et Pimprenelle ont travaillé l’argile

Les grandes Grandes Vacances ~ Michel Leydier

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Tome 1 ~ Une drôle de guerre
Tome 2 ~ Pris dans la tourmente
Tome 3 ~ L’heure du choix
Tome 4 ~ Le vent de la liberté

Le résumé de Mistinguette
Ernest et Colette, 10 et 6 ans, vont passer leurs vacances en Normandie chez leurs grands parents Mamili et Papilou. Mais tout ne se passe pas comme prévu… La France déclare la guerre à l’Allemagne. Robert, le père, est obligé de faire la guerre et Lucie, la mère doit aller au sanatorium pour faire soigner sa tuberculose. Tant pis! Ernest et Colette devront rester chez leurs grands parents! A l’école, Ernest se fait quelques amis: Jean, le fils du maire, est le premier ami d’Ernest, il est cultivé et drôle. Muguette, est mature, sauvage et volontaire. Fernand est un Alsacien, il a rejoint la Normandie pour fuir les Allemands. Mais il y a aussi d’autres personnes : Marcelin et Gaston Morteau, les ennemis d’Ernest, ils lui mènent la vie dure. En compagnie de ses amis, Ernest va vivre des bonnes aventures : ils ont même fait une cabane et un club : les Robinsons

L’avis de Mistinguette
J’ai aimé ce livre car l’histoire de la première guerre mondiale et la manière dont vivaient les personnes m’intriguent : j’aime me rendre compte que, avant, on ne vivait pas comme aujourd’hui. Mon grand père a vécu vers cette époque, il me raconte souvent des histoires et ses souvenirs de quand il était enfant.

Il n’y a rien qui m’a déplu

Je conseille ce livre à toutes les personnes qui sont intéressées par l’Histoire
Mistinguette 🙂 ♥

Le mot de BulledeMaman
Nous restons toujours dans la thématique des living books avec cette nouvelle collection de livres sur la seconde guerre mondiale.
Je pense que c’est une bonne collection pour offrir une première approche de cette période mouvementée aux enfants de 9-10 ans.
Les grands-parents de Mistinguette ont en effet vécu cette époque trouble et avaient sensiblement le même âge que les enfants de l’histoire, ce qui lui a permis de s’identifier un peu plus aux héros.

Août 2016… en images

Pour ce deuxième mois de grandes vacances, ça y est, l’été est là et bien là, il fait beau et chaud, parfois même très chaud !

J’ai testé le no-poo et je ne suis pas mécontente du résultat !

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Pimprenelle a assisté à sa première séance de cinéma « Comme des bêtes » et a bien apprécié !

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J’ai fabriqué des petits bébé coquillages pour notre table de l’été

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Nous avons entamé une séquence de travail qui me tient à cœur, sur les origines de la Terre et la Préhistoire

Les loulous ont découvert le graphisme dans le sable

Il y eut du maniement de perforatrices…

des jeux…

P’tit Pirate s’est pris de passion pour son fichier Kumon

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Nous avons fait une chouette sortie dans un grand parc et admiré le Jardin des Ecoles

Grande Ballerina a organisé une séance découverte des instruments du musique avec figurines, cartes de nomenclature et écoute du son des différents instruments

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On a été plusieurs fois à la piscine, pour lutter contre la canicule

On a observé la lune

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On s’est rafraichi, avec une bataille d’eau….

ou en jouant tout simplement avec l’eau…

On a partagé des moments de complicité autour d’un livre…

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et Pimprenelle a eu sa première coupe de cheveux, pour être toute jolie le jour de la rentrée !

Au revoir Août et la douceur de vivre en vacances…
Bonjour Septembre et sa rentrée des classes…

Escapade à Versailles #4 ~ Le Domaine de la Reine

 

Du Petit Trianon aux jardins de la Reine, en passant par le Hameau, le Domaine, ouvert en 2006, dévoile toute l’intimité de Marie-Antoinette. L’épouse de Louis XVI aimait retrouver en ces lieux les plaisirs d’une vie simple et champêtre, loin des fastes de Versailles.

Le Petit Trianon et son parc sont indissociablement liés au souvenir de la reine Marie-Antoinette. Elle est la seule reine qui ait imposé son goût personnel à Versailles. Bafouant la vieille cour et ses traditions, elle tient à vivre comme elle l’entend. Dans son domaine de Trianon que Louis XVI lui a offert en 1774, elle trouve le havre d’intimité qui lui permet d’échapper à l’Etiquette. Nul ne peut y pénétrer sans son invitation.

Depuis sa restauration en 2008, le domaine a retrouvé sa cohérence en tant que lieu réservé et préservé, centré sur son château. Ce dispositif donne à voir l’éclectisme et le raffinement de Marie-Antoinette, un art de vivre lié à une liberté de penser car l’esprit des Lumières n’était pas absent de ces lieux.

Depuis 2007, l’accès au domaine s’effectue à partir de la maison du Suisse, c’est-à-dire du Portier, qui détenait ainsi non seulement les clefs du Petit Trianon, mais aussi le pouvoir de le faire visiter en l’absence de la Reine.

~ LE PETIT TRIANON ~

Si Madame de Pompadour, qui souhaitait « désennuyer le roi », fut l’instigatrice de ce petit château que Gabriel édifia dans les années 1760, c’est le souvenir de Marie-Antoinette qui plane sur l’édifice.

En 1774, Louis XVI offrit le domaine de Trianon à la Reine qui put y mener une vie éloignée – trop éloignée pour certains – de la Cour.

Le château du Petit Trianon a été construit selon la dernière mode, dite « à la grecque » et reprenant les principes antiquisants. Du rez-de-chaussée à l’étage de l’attique, l’architecte Ange-Jacques Gabriel réalise ici son chef-d’œuvre.

Sobriété, richesse raisonnée de l’ornement, ordre et perfection caractérisent cette nouvelle manière de bâtir. La rupture avec le style rocaille se retrouve à l’intérieur, en particulier dans le décor de boiseries d’une élégance exceptionnelle. Au premier étage, les salons de réception et appartements de la Reine accueillent les visiteurs avant qu’ils ne découvrent l’entresol puis les appartements du Roi, situés au dernier étage, dans l’attique.

Entouré de jardins, le Petit Trianon est visible de tous côtés, forme qui connaitra un grand engouement à la fin du XVIIIe siècle. Les quatre façades sont différentes. Face au Jardin français, s’élève la plus riche, ornée de colonnes, inspirée des temples antiques. La simplicité de celle située au Nord rappelle qu’elle correspond à l’arrière du château qui donnait à l’origine sur les serres du Jardin botanique, remplacé sous Louis XVI par le Jardin anglais.

~ Les jardins à la française ~

Le pavillon Français
Ce pavillon est dit « Français » parce qu’il se trouve au centre d’un de ces jardins réguliers que l’on commença alors à appeler « français » par opposition à la vogue naissante des jardins anglais. Édifié par Gabriel en 1750, c’est l’une des premières créations de Louis XV à Trianon, ce domaine pour lequel il éprouva dès l’enfance une grande attirance. Il est constitué d’un vaste salon circulaire flanqué de quatre petites pièces servant de boudoir, de réchauffoir, de cuisine et de garde-robe. En compagnie de la marquise de Pompadour, le roi venait s’y reposer, écouter de la musique après ses visites au jardin botanique ou après avoir pris une collation au salon Frais tout voisin.

Le pavillon Frais
Louis XV, qui appréciait la vie intime de Trianon, décida en 1749, sous l’impulsion de la marquise de Pompadour, d’établir une ménagerie à proximité. Pour agrémenter les visites royales, l’architecte Ange-Jacques Gabriel ajouta à cette ménagerie un jardin, à la fois d’agrément et d’utilité, centré sur un pavillon pour le jeu, la collation ou le concert dénommé le « pavillon Français », qui fut achevé en 1750. L’année suivante, un second pavillon, plus petit, fut ajouté pour servir de salle à manger destinée à consommer les produits de la laiterie et des potagers. Devant ce pavillon, appelé « pavillon Frais », se trouvait un petit jardin. Il était entouré d’un portique de treillage rectangulaire.

Quelle majesté dans ces arbres !

~ Le jardin Anglais ~

Le temple de l’Amour
Ce temple de l’Amour que la reine pouvait apercevoir de sa chambre du Petit Trianon, a été élevé par Richard Mique en 1778 dans un pur style néoclassique. Tout en marbre, ce précieux édifice est surtout remarquable par la qualité des sculptures de Deschamps qui ornent ses chapiteaux corinthiens, ses frises et l’intérieur de son dôme. Cette exceptionnelle qualité s’explique par le fait qu’il devait abriter un chef-d’œuvre reconnu de la sculpture française, L’Amour taillant son arc dans la massue d’Hercule par Bouchardon dont l’original, aujourd’hui au Louvre, a été remplacé par une réplique due à Mouchy, autre
grand sculpteur du XVIIIe siècle.

~ Le Petit Trianon ~

Le grand Escalier
Le vestibule de l’escalier – au cœur de l’édifice – en constitue le volume le plus spectaculaire. Le sol est superbement carrelé de marbre blanc veiné et vert Campan, le vert, couleur dominante au Petit Trianon, reflétant les verdures des jardins. Honoré Guibert est l’auteur de la sculpture murale achevée en 1765. Il s’inspire de l’Antiquité. On admire en entre-fenêtres sur le palier du premier étage la tête de Méduse. On remarque surtout la richesse de la rampe en fer forgé et bronze doré, chef-d’œuvre du serrurier François Brochois, où les initiales de Marie-Antoinette «MA» ont remplacé celles de Louis XV.

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La salle du Billard
Cette grande pièce d’angle ornée d’un lambris de hauteur a conservé sa vocation d’origine. Ici se trouvait le billard de Louis XV. Les deux canapés et la banquette qui s’y trouvaient étaient alors recouverts d’une belle perse, toile imprimée à décor floral. Marie-Antoinette décida en 1784 de transférer au premier étage le billard du rez-de-chaussée où un autre moins beau, à l’usage des officiers, le remplaça.

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La salle du Réchauffoir
Cette salle servait uniquement à réchauffer les mets servis sur la table royale. Les véritables cuisines se trouvaient dans les communs, éloignés du château, afin d’en écarter les nuisances.
La salle, d’une magnifique architecture de pierre très soigneusement appareillée, est couverte d’une étonnante voûte plate, chef-d’œuvre de Gabriel. Elle a conservé sa vaste cheminée à hotte, à la droite de laquelle le potager a été restitué conformément aux plans et aux inventaires.

La grande Salle à manger
Louis XV, qui soupa ici pour la première fois en septembre 1769, avait prévu dans cette salle à manger et la suivante des tables volantes (non réalisées) destinées à monter toutes servies.

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Le décor fut créer à l’intention de Louis XV. Sur les lambris sculptés par Honoré Guibert, et sur la cheminée de marbre bleu turquin aux lignes droites sculptés par Jean-François Dropsy, figurent des trophées et guirlandes de fleurs et de fruits. Les grands tableaux illustrent les grandes activités destinées à la nourriture des hommes.

La petite Salle à manger
La petite salle à manger contiguë devait elle aussi accueillir une des « tables volantes » du projet abandonné de Loriot. Elle sert sous Louis XV aux repas en tête à tête et aux soupers galants . Son décor reprend le thème de la nature et les panneaux sont sculptés de paniers et d’ornements végétaux, à l’égal de l’antichambre, mais dans la seule partie haute des lambris.

Le salon de Compagnie
Le pièce principale de l’étage est un salon de compagnie, des « jeux » et de musique en particulier du temps de Marie-Antoinette. Honoré Guibert a sculpté les trophées de musique des lambris ornés du chiffre du roi Louis XV, les deux «L» en feuilles de myrte enlaçant trois fleurs de lys au naturel sous une couronne de roses. L’imposante cheminée est en brèche violette. Le décor textile est un « damas trois couleurs » de Lyon souvent utilisé dans les châteaux royaux au XVIIIe.

La chambre à coucher
Le cabinet de retraite de Louis XV deviendra la chambre de Madame Du Barry en 1772, puis celle de Marie-Antoinette. Pour Louis XV, Honoré Guibert avait exécuté un lambris aux remarquables sculptures de plantes. Marie-Antoinette commanda en 1787 un nouveau mobilier, probablement dessiné par Jean-Démosthène Dugourc (1749-1825).

Le cabinet des Glaces mouvantes
Sous Louis XV commençaient ici les cabinets privés du roi. Marie-Antoinette transforma la pièce et commanda en 1776 au mécanicien Jean-Tobie Mercklein des glaces mouvantes montant du sol pour obturer les deux fenêtres et obtenir un boudoir à double jeu de miroirs. En 1787, la reine ordonna de nouveaux lambris dans le style arabesque qu’exécutèrent les frères Rousseau.

A ces pièces, s’ajoutent une garde-robe à chaise, une salle de bains, réaménagée en 1837 pour la duchesse d’Orléans, ainsi qu’une petite antichambre ou cabinet de toilette, situé à l’emplacement de l’ancienne bibliothèque de botanique de Louis XV.

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Le théâtre de la Reine
Tandis que l’opéra de Versailles est un théâtre de cour, la petite salle de Trianon est un théâtre de société, comme il en existait alors dans de nombreuses résidences à la campagne où, pour passer le temps, les châtelains et leurs invités montaient des pièces ou des opéras. Dans son enfance à Vienne, Marie-Antoinette avait pris l’habitude de ces représentations familières. Elle voulut faire de même avec ses proches, princes de la famille royale et quelques rares amis.

En 1780, Richard Mique construisit donc sur son ordre ce théâtre dont la sévérité de l’extérieur contraste avec la délicatesse de l’intérieur qui, par ses harmonies de bleu, blanc et or, rappelle l’opéra de Versailles, en plus petit puisque ici une centaine de personnes seulement pouvait être admise : le service au parterre et les invités à l’étage derrière les loges munies de grilles. Mais le plus grand luxe n’est pas dans la salle de bois peint de faux marbre blanc veiné et orné de sculptures en carton-pâte; il réside dans la machinerie pour les changements de décor, qui a été heureusement conservée. Sur la scène de Trianon, on jouait les auteurs à la mode, Sedaine, Rousseau, on chantait des opéras entiers où, de l’avis de tous, la reine était très bonne.

~ LE HAMEAU DE LA REINE ~

Marie-Antoinette, cherchant à fuir la Cour de Versailles, commande en 1783, son Hameau. Elle y retrouve régulièrement les charmes de la vie paysanne, entourée de ses dames de compagnies. L’ensemble devient d’ailleurs une véritable exploitation agricole, dirigée par un fermier, dont les produits alimentaient les cuisines du Château. Sous le Premier Empire, le Hameau est remeublé avec délicatesse pour l’Impératrice Marie-Louise.

A peine le premier jardin aménagé aux abords du Petit Trianon fut-il terminé que Marie-Antoinette songea à en établir un second, dans son prolongement vers la porte Saint-Antoine. Sur ce nouveau territoire, la Reine développa un aspect déjà antérieurement ébauché par Louis XV à la Ménagerie de Trianon : le goût rustique. Entre 1783 et 1787, le Hameau fut donc réalisé dans l’esprit d’un véritable village normand, avec un ensemble de onze maisons réparties autour du Grand Lac.

Cinq d’entre elles étaient réservées à l’usage de la Reine et de ses invités :

la Maison de la Reine était malheureusement en travaux lors de notre visite et dissimulée derrière un grande bâche, nous n’avons donc pas pu la visiter. Voici une photo trouvée sur Google

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le Billard,

le Boudoir,

le Moulin,

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et la Laiterie de Propreté

Tandis que quatre maisons étaient réservées à l’occupation paysanne : la Ferme et ses annexes, la Grange, le Colombier et la Laiterie de Préparation. La Ferme était située à l’écart du village et abritait un cheptel varié : petit troupeau de huit vaches et d’un taureau, dix chèvres et des pigeons.

Une maison était réservée à l’usage domestique : le Réchauffoir, où étaient préparés les plats pour les dîners donnés à la Maison de la Reine ou au Moulin.

Chaque maison avait son petit jardin, planté de choux pommés de Milan, de choux-fleurs et d’artichauts, entouré d’une haie de charmille et clos d’un palis de châtaignier. Les rampes des escaliers, galeries et balcons étaient garnies de pots en faïence de Saint-Clément, aux couleurs blanche et bleue, contenant jacinthes, quarantaines, giroflées ou géraniums. De petits vergers étaient plantés de pommiers et cerisiers. Sur les murs des maisons et les berceaux ombrageant certaines allées, couraient des plantes grimpantes.

Une escarpolette fut aménagée en 1785 pour les enfants royaux, puis rapidement démontée. En 1788, un jeu de boules fut également aménagé. La Tour de Malborough, sorte de phare dominant les bords du Grand Lac, était utilisée pour le départ des promenades en barque ou des parties de pêche.

 

Je crois que toute cette partie du Domaine de Marie-Antoinette, c’est vraiment ce que j’ai préféré de la visite : le Petit Trianon est plus cosy, moins gigantesque que le Grand Trianon où le Château, ce qui lui confère un caractère plus chaleureux.

Les jardins sont magnifiques et invitent à la promenade et à la rêverie.

Le Hameau de la Reine est tout à fait charmant, on a l’impression de se trouver en face de la chaumière de Blanche-Neige et des sept nains. Finalement, Walt Disney n’a rien inventé avec ses parcs d’attractions…

C’est ainsi que s’achève notre escapade à Versailles…

Nous en avons pris plein les yeux , nous avons marché dans les pas de Louis XIV et de Marie-Antoinette, nous avons ressenti l’âme de ces lieux chargés d’Histoire, ce fût une expérience magique pour nous et pour les filles…

Escapade à Versailles #3 ~ Le Grand Trianon

Après avoir pique-niqué sur l’herbe face au Grand Canal (et avoir eu de bons fous rires !), nous sommes partis à la conquête des Trianons et du Domaine de Marie-Antoinette.

Le Grand Trianon a été élevé par Jules Hardouin Mansart en 1687 sur l’emplacement du « Trianon de Porcelaine », que Louis XIV avait fait construire en 1670 pour y fuir les fastes de la Cour et y abriter ses amours avec Mme de Montespan. Le Grand Trianon est sans doute l’ensemble de bâtiments le plus raffiné de tout le domaine de Versailles.

« Petit palais de marbre rose et de porphyre avec des jardins délicieux » selon la description de Mansart qui respecte à la lettre les indications de Louis XIV très impliqué dans cette construction, on ne peut que tomber sous le charme de cet édifice aux proportions élégantes dégageant intimité, douceur et grandeur. Très influencé par l’architecture italienne, ce palais s’étend sur un seul niveau, placé entre cour et jardin, recouvert d’un toit plat, dissimulé par une balustrade, autrefois agrémentée de groupes d’enfants, de vases, de figures sculptées.

Renommé pour ses jardins à la française, ordonnés et géométriques, « rempli de toutes sortes de fleurs d’orangers et d’arbrisseaux verts », nous rapporte Félibien, le « Trianon de Marbre » est entouré, dès sa construction, de plusieurs dizaines de milliers de plantes vivaces et tubéreuses. Enterrées en pots, afin de pouvoir être changées tous les jours, et créer ainsi un spectacle fleuri et embaumé, ces plantes offrent un décor vivant qui anime la perfection de cette architecture tout entière ouverte sur les jardins.

Occupé par Louis XIV, qui y logera sa belle-sœur, la princesse Palatine, son gendre, le duc de Chartres, sa fille, la duchesse de Bourbon, le Grand Trianon est aimé de Marie Leszczinska qui y réside à la belle saison. Marie-Antoinette y donne, quant à elle, quelques représentations, préférant la demeure du Petit Trianon que lui avait offerte Louis XVI. Napoléon Bonaparte, après en avoir ordonné la restauration, y fait de nombreux séjours avec son épouse l’Impératrice Marie-Louise. Le Général de Gaulle prendra, en 1963, l’initiative de remettre en état les lieux pour y accueillir les hôtes de la République et y organiser dans l’Aile nord dite de « Trianon-sous-bois », une résidence du Président de la République.

Le mobilier originel de Trianon ayant été dispersé à la Révolution, l’aménagement actuel est, à quelques exceptions près, celui du Premier Empire. Napoléon remeuble entièrement Trianon et y vient quelquefois avec Marie-Louise. Les tableaux sont en revanche ceux de la commande de 1688.

La visite commence par le salon des Aides de camp ; cette luxueuse pièce fut réellement utilisée comme salon des aides de camp sous Louis Philippe.

On poursuit avec le Boudoir de l’Impératrice : boudoir de Madame Mère en 1805, puis de l’impératrice Marie-Louise, cette pièce sera rattachée à l’appartement que Louis-Philippe s’était fait aménagé dans les anciennes cuisines de Louis XIV. On y accédait à cet appartement, aujourd’hui affecté au Ministère des Affaires étrangères pour la réception des hôtes de marque, par la porte gauche située à la gauche de la cheminée.

On peut remarquer son tapis-moquette, dit en peau de tigre, restitué selon les inventaires anciens. Ce motif sera très utilisé dans les résidences impériales.

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Avec sa belle vue sur le Grand Canal et son décor de miroirs, le salon des Glaces est le plus beau de l’aile gauche. C’était la dernière pièce de l’appartement que Louis XIV occupa dans cette partie du château de 1691 à 1703, là où il tenait conseil.

Comme la plupart des espaces de Trianon, il a conservé son décor d’origine mais non ses meubles, vendus à la Révolution et remplacés par Napoléon. De 1810 à 1814, il servit de grand cabinet à l’archiduchesse Marie-Louise, la petite-nièce de Marie-Antoinette.

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 Ancienne chambre de Louis XIV, la chambre de l’Impératrice a conservé son décor caractérisé par la présence de colonnes corinthiennes partageant la pièce et par ses boiseries admirablement sculptées en mosaïque. Sous l’Empire, elle fut divisée pour former une chambre plus petite et un salon (ou antichambre) qui servit à l’impératrice Marie-Louise qui le remeubla dans son état actuel ; le seul meuble qui fait exception est le lit, qui fut celui de Napoléon aux Tuileries et dans lequel mourut son successeur Louis XVIII, frère de Louis XVI, en 1824.

Pour se rendre de l’aile gauche à l’aile droite du Trianon,  on traverse le Péristyle,

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qui donne d’un côté sur la Cour d’Honneur,

et de l’autre sur les jardins.

 

Auparavant, en référence aux pilastres qui en scandent les façades, il portait le nom de Trianon de marbre. Ce palais a été construit avec un péristyle qui permettait de lier la cour et les jardins, d’inscrire le palais dans la nature. Ce fut l’idée forte de ce nouveau bâtiment. Improprement appelé péristyle – mais cette dénomination date de l’époque de Louis XIV –, ce portique qui perce l’édifice en son centre confère au Grand Trianon la transparence qui lui donne son originalité, faisant insensiblement passer de la cour aux jardins.
En 1810, Napoléon fit vitrer le Péristyle des deux côtés pour faciliter la communication entre son appartement et celui de l’Impératrice. C’est dans le vestibule ainsi formé que le maréchal Bazaine fut jugé, d’octobre à décembre 1873, par un tribunal militaire présidé par le duc d’Aumale. Les vitrages furent supprimés en 1910.
On accède ensuite au Grand Appartement, par le Salon Rond : ce vestibule donnait accès au premier appartement que Louis XIV n’occupa que trois ans, de 1688 à 1691. Son décor de colonnes corinthiennes ainsi que son dallage de marbre et les tableaux qui l’ornent datent de cette période. À droite de la cheminée, un tambour de menuiserie dissimule l’escalier qu’empruntaient les musiciens pour accéder à la tribune qui donnait dans la pièce suivante, où avait lieu le souper du roi.
On arrive ensuite dans le Salon de famille de l’Empereur
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puis dans le salon de Musique :  c’est l’ancienne antichambre du premier appartement de Louis XIV, où avait lieu le souper du roi. Les boiseries comptent parmi les plus anciennes du palais, et l’on remarque, au-dessus des portes, les volets des tribunes où prenaient place les musiciens qui jouaient pendant le repas.
Napoléon fit de cette pièce les salon des Officiers, et Louis-Philippe une salle de billard.

On passe ensuite dans le salon de Famille de Louis-Philippe : ce grand salon fut créé par Louis-Philippe à partir de deux pièces existantes.
Le roi et sa famille, qui aimaient séjourner à Trianon, se retrouvaient le soir dans cette pièce meublée dans l’esprit du temps : tables à jeu et à ouvrage, sièges et canapés capitonnés couverts de cannetille jaune à motif bleu.

Puis arrive le salon des Malachites : c’est dans le grand salon à l’Empereur que l’on plaça les présents en malachite du tsar Alexandre Ier à Napoléon, qui donnèrent leur nom à la pièce.

Le Salon Frais doit son nom à son exposition au nord. Il servit de cabinet du Conseil à Napoléon, et Charles X y prit congé de ses ministres, le 31 juillet 1830.

Les magnifiques boiseries, sculptées de cassolette et guirlandes de fleurs, datent de Louis XIV ainsi que les tableaux : sur la cheminée, Flore et Zéphyr par Jean Jouvenet qui a peint également les dessus-de-porte représentant le Printemps et l’Hiver ; entre les fenêtres, Vertumne et Pomone par Nicolas Bertin ; et, sur les murs latéraux, quatre Vues de Versailles par Jean-Baptiste Martin.

Le mobilier date du Premier Empire : meubles « serre-papiers », par Jacob-Desmalter, régulateur par Lepaute, baromètre-thermomètre par Bailly et sièges recouverts en tapisserie de Beauvais.

Le Cabinet topographique de l’Empereur : baptisé salon des Sources dès son aménagement, en 1713, du nom du bosquet agrémenté de nombreux ruisseaux qu’elle surplombait, cette pièce sera rattachée à l’appartement de Madame de Maintenon. Bibliothèque et cabinet de travail favori de l’Empereur, elle communiquait directement avec son petit appartement par la porte qui se trouve à coté de la cheminée.

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Judicieusement édifiée pour abriter les parterres de Trianon des rigueurs de l’hiver, la galerie des Cotelles compte onze portes-fenêtres du côté du midi, et cinq fenêtres seulement du côté du nord. Elle est ornée de vingt-quatre tableaux (dont vingt-et-un dus à Jean Cotelle) qui représentent les bosquets de Versailles et de Trianon à l’époque où ils furent commandés, en 1687, précieux témoignages sur les jardins tels qu’ils étaient au XVIIe siècle. Les niches abritaient à l’origine des canapés, Louis-Philippe y fit placer les deux rafraîchissoirs en marbre du Languedoc provenant des buffets de Louis XV.
C’est ici que, le 4 juin 1920, fut signé le traité de paix avec la Hongrie qui mettait un point final à la Première Guerre mondiale.

Le salon des jardins : Il abritera à l’origine un jeu de portique, jeu de hasard assez proche du jeu de roulette actuel, avant d’être transformé en salon de billard, entre 1750 et l’Empire. Le salon deviendra ensuite une pièce de réception de la résidence présidentielle, donnant accès au Trianon-sous-Bois.

Trianon-sous-Bois : Vingt ans après sa construction, Trianon était devenu trop petit pour loger toute la famille de Louis XIV. Pour satisfaire le roi, Jules Hardouin-Mansart, peu avant sa mort en 1708, construisit cette aile de Trianon-sous-Bois dont la sobriété et l’élégance annoncent le style du XVIIIe siècle. Ce corps de bâtiment, le seul à étage, offre un ensemble d’appartements qui furent d’abord affectés à La Palatine, belle-sœur du roi, et à ses enfants.

La chapelle

C’est Louis-Philippe qui fit transformer ce qui était l’ancien salon du billard de Louis XIV en chapelle. Le 17 octobre 1837, on y célébra le mariage de sa seconde fille, la princesse Marie, avec le duc Alexandre de Würtemberg. Les colonnes qui encadrent l’autel proviennent du bosquet des Dômes, le vitrail fut commandé à la Manufacture de Sèvres et représente L’Assomption de la Vierge d’après Pierre-Paul Prud’hon.

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Les appartements privés du général de Gaulle dans l’aile de Trianon-sous-Bois

En 1963, à l’initiative d’André Malraux, le général de Gaulle décide de faire entièrement restaurer et remeubler l’aile de Trianon-sous-Bois de manière à la transformer en résidence présidentielle. D’importantes opérations de modernisation sont ainsi réalisées de janvier 1963 à juin 1966 pour pouvoir accueillir les chefs d’État étrangers en visite officielle, et les loger dans un cadre digne de la grandeur de la France.

Le bureau du général de Gaulle

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Au sous-sol, les cuisines

Une cuisine ultra moderne, pour les années 60, est également créée dans les sous-sols de l’aile de Trianon-sous-Bois sur 800 m2 répartis entre cuisine, office et salles à manger pour le personnel. Équipés de matériel hôtelier et industriel, ces espaces permettent la préparation de repas pouvant accueillir jusqu’à deux cents convives. La conception de la cuisine a été pensée afin de simplifier et rationaliser le travail des équipes qui y travaillent : lieux de stockage, de préparation, de cuisson, de dressage pour le froid et le chaud, garde-manger, lieux dévolus à la pâtisserie, au service de la boisson et du café, à la plonge … tout est à proximité et chaque emplacement a un usage précis. Au centre de la cuisine, un vaste piano surmonté de hottes aspirantes en fonte et acier inoxydable est équipé du matériel de cuisson nécessaire (fours, brûleurs, salamandres…). Deux grandes marmites sont prévues pour les grosses préparations. On installe un mélangeur-batteur pour la pâtisserie, de grands réfrigérateurs et congélateurs, ou encore un appareil à fabriquer automatiquement de la glace en cube, capable de produire trente-cinq kilos de glaçons.

 Les Jardins de Trianon

Trianon est le palais de Flore : de toutes les pièces on a vue sur les jardins, qui sont ici entièrement consacrés aux fleurs, avec un très grand nombre de variétés choisies pour leurs couleurs mais aussi pour leurs odeurs : « Les tubéreuses nous font abandonner Trianon tous les soirs, écrit Mme de Maintenon dans une lettre du 8 août 1689, des hommes et des femmes se trouvent mal, de l’excès de parfum. » Et tous les décors, peintures et sculptures des boiseries s’en inspirent.

 

Le buffet d’Eau
Situé dans l’axe donnant sur l’extrémité septentrionale de l’aile de Trianon-sous-Bois, cette fontaine, également appelée Cascade, fut construite par Hardouin-Mansart en 1703, et décorée de marbres de différentes couleurs ornés de plombs sculptés par Mazière, Le Lorrain, Hardy, Poirier et Van Clève.

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Le bassin du Fer à Cheval
dans le prolongements du bras de nord du Grand Canal