Escapade à Versailles #2 ~ Les Jardins

Le domaine royal de Versailles comprend 8000 hectares jusqu’à la Révolution. Aujourd’hui, sa superficie est de 830 hectares, dont 77 hectares de jardins (petit parc), 43 hectares pour le grand parc, 24 hectares pour le grand canal et 96 hectares pour le domaine de Trianon. 43 kilomètres d’allées permettent d’arpenter ce vaste site. 300 statues, bustes et vases font de ces jardins un véritable musée de plein air. 33 fontaines et bassins les agrémentent également, soit 620 jets d’eau, le tout entretenu via 35 kilomètres de galerie souterraine.

Lors de notre journée de visite du samedi, nous avons marché pas loin de 20 kg en arpentant le Château et ses Jardins ; autant vous dire que la fin de la journée fut rude et les courbatures nombreuses…

En sortant du Château, sur la droite, on peut se diriger sur la terrasse qui surplombe l’Orangerie.

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On passe alors à côté du Parterre du Midi, ou Parterre des Fleurs : autrefois nommé Parterre de l’Amour,  il est situé au-dessus de l’Orangerie construite par Jules Hardouin-Mansart.  On y accède par un perron encadré de deux des plus anciennes sculptures du parc : Les Enfants aux sphinx.

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Les enfants de bronze furent modelés par Sarazin, fondus par Duval en 1668 et placés sur des sphinx en marbre, sculptés par Lerambert. Les fleurs et les broderies de buis y forment des dessins savants. Au XVIIe siècle, pendant le règne de Louis XIV, des fleurs de couleurs vives étaient plantées et renouvelées sans cesse : giroflées, jacinthes, jasmins, tulipes, narcisses, lys, coquelourdes, œillets de poète et jonquilles.

Pour la petite anecdote, le gros doigt de pied de chacun des deux enfants est patiné et brillant, certainement sous l’effet de l’attrait irrésistible qu’il exerce sur les visiteurs qui ne peuvent s’empêcher d’y passer le doigt, comme l’ont d’ailleurs fait mes deux filles !

En contrebas du Château, on trouve l’Orangerie et son jardin : au XVIIe siècle, l’orange est un fruit rare et précieux ; avoir une orangerie à proximité de son château est vite devenu une tradition princière, signe de richesse et de luxe partout en Europe.

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Construite par Jules Hardouin-Mansart entre 1684 et 1686, en remplacement de la petite orangerie édifiée par Le Vau en 1663, l’Orangerie du Château se compose d’une galerie centrale voûtée, longue de 150 mètres, prolongée par deux galeries latérales situées sous les escaliers des Cent-Marches.

Ces escaliers sont absolument monumentaux ; on s’y sent vraiment vraiment tout petit…

L’ensemble est éclairé par de grandes fenêtres. Le parterre de l’Orangerie s’étend sur pas moins de trois hectares. Sous Louis XIV, il était orné de quelques sculptures aujourd’hui au musée du Louvre. Composé de quatre pièces de gazon et d’un bassin circulaire, il accueille en été 1 055 arbres en caisses, dont palmiers, lauriers-roses, grenadiers, eugénia et orangers qui séjournent en hiver à l’intérieur du bâtiment.

Le bâtiment est conçu pour protéger les arbres exotiques (orangers, citronniers, grenadiers…) du froid ; construit au sud, donc face au soleil, il se situe en contrebas du château, ce qui le préserve du vent. Les murs sont très épais. Dès l’automne et durant l’hiver, il abrite les deux mille caisses d’arbres exotiques, dont environ 1800 caisses d’orangers et 200 palmiers.

Au printemps et en été, les arbres sont sortis et disposés sur le parterre prévu à cet effet ainsi que dans le reste des jardins. Ce parterre devient un véritable petit jardin exotique lorsqu’on y place les arbustes.

Le jardin de l’Orangerie est constitué de quatre plates-bandes en buis taillé autour d’un bassin central.

Pour vous donner une idée de la taille des portes, nous voici devant :

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Juste devant le Château, deux grands bassins rectangulaires reflètent la lumière et éclairent la façade de la galerie des Glaces. Pour Le Nôtre, la lumière est un élément du décor, au même titre que la verdure ; dans ses compositions, il équilibre les masses d’ombre et de clarté.

Les deux parterres d’Eau apparaissent comme le prolongement de la façade du Château. Plusieurs fois modifié, cet ensemble ne reçut sa forme définitive qu’en 1685. Le décor sculpté fut alors conçu et dirigé par Charles Le Brun : chaque bassin est décoré de quatre statues couchées figurant les fleuves et les rivières de France : La Loire et le Loiret, Le Rhône et la Saône, La Seine et la Marne, La Garonne et la Dordogne ;  auxquelles s’ajoutent quatre nymphes et quatre groupes d’enfants.

Les parterres d’Eau ne sauraient être séparés des deux fontaines, dites des Combats des Animaux, achevées en 1687, qui encadrent le grand escalier descendant vers le bassin de Latone.

Six statues allégoriques décorent l’ensemble : L’Air, Le Soir, Le Midi et Le Point du Jour, Le Printemps et L’Eau. Elles font partie de la « grande commande » de statues en marbre faite par Colbert en 1674.

Voici « Le Matin, dit aussi Point du Jour » (statue en marbre, 1680, Gaspard Marsy), et « Ariane endormie, dite aussi Cléopâtre » (statue en marbre, 1684-1686, Corneille Van Clève)

Louis XIV fait appel au jardinier André Le Nôtre en 1661 pour créer les jardins de Versailles, qui à ses yeux, sont aussi importants que le Château lui-même. Les travaux durent 40  ans. André Le Nôtre va créer un jardin « à la française », c’est-à-dire dans lequel la nature est maîtrisée pour former un ensemble régulier et symétrique.

Mais André Le Nôtre ne travaille pas seul.
Jean-Baptiste Colbert, Surintendant des bâtiments du Roi, de 1664 à 1683, dirige le chantier ;
Charles Le Brun, nommé Premier Peintre du Roi en janvier 1664, donne les dessins d’un grand nombre de statues et fontaines ;
un peu plus tard, l’architecte Jules Hardouin-Mansart ordonne des décors de plus en plus sobres et construit l’Orangerie.
Enfin, le Roi lui-même se fait soumettre tous les projets et veut le « détail de tout ».

 La création des jardins demande un travail gigantesque. D’énormes charrois de terre sont nécessaires pour aménager les parterres, l’Orangerie, les bassins, le Canal, là où n’existaient que des bois, des prairies et des marécages. La terre est transportée dans des brouettes, les arbres sont acheminés grâce à des chariots de toutes les provinces de France ; des milliers d’hommes, quelquefois des régiments entiers, participent à cette vaste entreprise

Au centre de ce jardin se trouve une allée de pelouse : c’est l’axe de la perspective, qui conduit notre regard vers l’infini et l’horizon.

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L’Allée Royale est aussi appelée le « tapis vert » et mesure 335 mètres ; elle mène jusqu’au bassin du char d’Apollon. Son tracé date de Louis XIII, mais Le Nôtre la fit élargir et scander de douze statues et douze vases, placés par paires symétriques. Pour la plupart, ce sont des œuvres envoyées par les élèves de l’Académie de France à Rome au XVIIe siècle. De part et d’autre, des allées permettent d’accéder aux bosquets que le promeneur découvre au fur et à mesure de son cheminement.

Le jardin de Versailles a été conçu pour être contemplé depuis les  appartements.

En créant ces jardins, Louis XIV fait également passer un message : il veut symboliser son pouvoir absolu. En effet, le roi est en généralement représenté en Apollon, dieu du soleil, dieu guerrier et en même temps protecteur des sciences et des arts. Il représente l’harmonie et instaure la paix.

L’emblème du soleil choisi par Louis XIV illustre sa puissance : c’est le soleil qui dicte au cosmos (au monde) ses règles.  Louis XIV aimera toute sa vie ses jardins. Il rédigera même un guide intitulé Manière de montrer les jardins de Versailles, conseillant un « parcours de visite ». À la fin de sa vie, il continuera de s’y promener en « roulette » (chaise roulante).

Au premier plan de l’Allée Royale, se trouve le bassin de Latone, inspiré par Les Métamorphoses d’Ovide ; il illustre la légende de la mère d’Apollon et de Diane protégeant ses enfants contre les injures des paysans de Lycie, et demandant à Jupiter de la venger. Ce qu’il fit en les transformant en grenouilles et en lézards.

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Le groupe central en marbre, sculpté par les frères Marsy, représente Latone et ses enfants.

L’ensemble se dressait à l’origine, en 1670, sur un rocher. Il était entouré de six grenouilles à demi sorties de l’eau, et vingt-quatre autres disposées hors du bassin, sur la plate-forme de gazon. La déesse regardait alors vers le château. Cet aménagement fut modifié par Jules Hardouin-Mansart entre 1687 et 1689. Le rocher fit place à un soubassement concentrique en marbre et le groupe de Latone regarde désormais vers le Grand Canal. Le bassin de Latone se prolonge par un parterre où sont placés les deux bassins des lézards.

Le jardin est composé de plusieurs bosquets, également appelés cabinets de verdure : ce sont des salons de plein air que l’on ne découvre qu’une fois passé l’entrée. Chaque bosquet est différent. Ils sont destinés à surprendre. Nombre de bosquets ont disparu, comme le labyrinthe, du fait de leur fragilité et d’un entretien coûteux.

Quatre bassins représentant les saisons se trouvent aux carrefours du jardin bas. Les bassins marquent le temps qui passe et la course du soleil. Les quatre figures regardent d’ailleurs vers le grand axe.

Le bassin de Cérès : au nord-est, l’été est représenté par Cérès, la déesse des moissons. Cérès est allongée sur un lit d’épis de blé, elle est entourée de petits cupidons. Cérès rappelle que l’été est la saison des moissons et de la récolte du blé.

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Le bassin de Flore : au nord-ouest, le printemps est représenté par Flore, la déesse des  fleurs et du printemps. Elle est figurée en jeune fille entourée de fleurs et de bourgeons. Flore rappelle que le printemps est la saison de la renaissance de la nature et du retour des fleurs.

Versailles - Parc - Bassin de Flore - Versailles, Ile-de-France

Le bassin de Saturne :  au sud-ouest, l’hiver est représenté par Saturne, le dieu du temps. L’hiver est la dernière saison de l’année, il symbolise la fin de la vie humaine. C’est pourquoi Saturne est représenté en vieillard frigorifié.

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Le bassin de Bacchus : au sud-est, l’automne est représenté par Bacchus, le dieu du vin et de l’ivresse. Le lierre (plante grimpante) et les grappes de raisin sont ses emblèmes. Il évoque les plaisirs de la vie. Il est accompagné de petits satyres (personnages à corps humain et pattes de boucs). Bacchus rappelle que l’automne est la saison des vendanges

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De nombreuses fêtes ont lieu dans les jardins de Versailles comme Les plaisirs de l’île enchantée en mai 1664. Cette fête, qui a duré 8 jours et 8 nuits, était donnée en l’honneur de Louise de La Vallière, la favorite du roi Louis XIV. 600 personnes ont assisté à des défilés équestres, ballets, feux d’artifices, jeux, courses de bagues… Trois pièces de Molière y sont également jouées, ce qui a nécessité 4 mois de préparation. Cette fête était réservée à la cour. Quelques années plus tard, en 1668, Louis XIV donne un Grand divertissement, en l’honneur de Madame de Montespan, fête ouverte au public, ce qui a donné lieu à quelques débordements.

Nous n’avons malheureusement pas pu voir l’ensemble des bassins et bosquets des Jardins ; il nous aurait fallu une bonne demi-journée de plus et nos jambes auraient eu toutes les peines du monde à nous supporter plus longtemps.

Au cours de notre deuxième matinée de visite, nous avons exploré la partie droite des Jardins, en commençant par le bosquet de la Salle de Bal ou bosquet des Rocailles.

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C’est le dernier bosquet réalisé par André Le Nôtre à son retour de voyage d’Italie. Ce bosquet prend d’ailleurs la forme d’un amphithéâtre romain. À l’origine, en 1685, ce bosquet est composé de gradins recouverts d’une pelouse comme aujourd’hui et d’une piste de danse en marbre au centre. De l’autre côté des gradins, se trouve une cascade derrière laquelle s’installaient les musiciens. Le décor rappelle le spectacle : sur les 4 vases placés à l’entrée figurent des scènes de danse ; les torchères illustrent les thèmes de la musique et de la danse.

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En 1707, la piste de danse est retirée et le bosquet prend alors le nom de bosquet des Rocailles. Ce terme de rocaille englobe l’ensemble des pierres meulières reliées entre elles par un fil métallique, mais aussi les concrétions de grés dont les formes sont naturelles, les coquillages ramenés de la mer Rouge et de l’océan Indien et les lapis-lazuli, pierres semi précieuses de couleur bleue.

En partant de la Salle de Bal, on arrive au bassin de Bacchus, puis au Bassin de Saturne. En tournant sur la gauche, on accède au bassin du Miroir : Louis XIV commanda le bassin du Miroir vers 1702. Construite en face du Jardin du Roi, la sculpture des deux dragons, qui encadrent le bassin, fut confiée à Jean Hardy. Installé sur trois niveaux, le bassin donne sur cinq allées et quatre statues antiquisantes, dont celle d’Apollon.

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Nous avons ensuite flâné dans le Jardin du Roi : le bassin du Miroir se trouvait à l’extrémité d’une grande pièce d’eau appelée l’Île d’Amour ou Île Royale (1674) sur laquelle avaient lieu les essais des maquettes de navires de guerre. Non entretenue pendant la période révolutionnaire, elle fut supprimée en 1817 par l’architecte Dufour, sur ordre de Louis XVIII et remplacée par le Jardin du Roi, jardin clos, tracé à l’anglaise, planté de superbes espèces disparues en bonne partie lors de la tempête de 1999. Seul subsiste de l’aménagement originel le bassin du Miroir.

Nous voici maintenant devant le bosquet de la Colonnade : construite à partir de 1685 par Jules Hardouin-Mansart, la Colonnade a remplacé un bosquet créé par Le Nôtre en 1679 : le bosquet des Sources. Un péristyle accompagne les 32 colonnes de marbre ioniques. Les tympans triangulaires entre les arcades sont décorés de bas-reliefs représentant des enfants. Les claveaux des arcs s’ornent de têtes de nymphes et de naïades. Au centre, un soubassement circulaire de marbre sert de socle au fameux groupe exécuté entre 1678 et 1699 par Girardon : L’Enlèvement de Proserpine par Pluton.

Dommage, nous sommes arrivés juste quelques minutes après la fin de la mise en eau. J’aurais aimé voir toutes ces fontaines en action !

Enfin, nous voilà arrivés devant le bassin du Char d’Apollon : dès 1636, sous Louis XIII, existait à cet endroit un bassin, dit alors des Cygnes, que Louis XIV fit orner de l’impressionnant et célèbre ensemble en plomb doré représentant Apollon sur son char. L’œuvre de Tuby, d’après un dessin de Le Brun, s’inspire de la légende d’Apollon, dieu du Soleil et emblème du Roi. Tuby exécuta ce groupe monumental entre 1668 et 1670 à la manufacture des Gobelins, date à laquelle il fut transporté à Versailles puis mis en place et doré l’année suivante.

Juste derrière le bassin d’Apollon, s’étend le Grand Canal : il est la création la plus originale d’André Le Nôtre qui a transformé la perspective est-ouest en une longue trouée lumineuse. Les travaux durèrent onze ans, de 1668 à 1679. Le Grand Canal, long de 1 670 mètres, fut le cadre de nombreuses fêtes nautiques et de nombreuses embarcations y naviguaient. Dès 1669, Louis XIV fit venir des chaloupes et des vaisseaux en réduction. En 1674, la République de Venise envoya au Roi deux gondoles et quatre gondoliers qui logeaient dans une suite de bâtiments à la tête du Canal, appelés depuis Petite Venise. Si l’été voit la flotte du Roi s’y déployer, l’hiver, patins et traineaux investissent les eaux gelées du Grand Canal.

Et voici la vue que l’on a lorsque l’on est devant le bassin d’Apollon et que l’on se retourne vers le Château !

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La Pièce d’eau des Suisses


Creusé pour embellir l’axe nord-sud des jardins, dont l’Orangerie dont il est séparé par la route de Saint-Cyr, théâtre de fêtes nautiques sous l’Ancien Régime, ce grand bassin remplace une zone marécageuse appelée « étang puant » qui causait de nombreuses maladies parmi les habitants de Versailles. De forme octogonale à partir de 1665, il fut agrandi vers 1678 par les Gardes suisses puis à nouveau en 1682 en le dotant de ses extrémités arrondies. Les terres retirées lors des travaux servirent à la création du Potager du Roi. À son extrémité sud, on installa une statue équestre du Bernin représentant Louis XIV, transformé en Marcus Curtius par François Girardon car le Roi ne se trouvait pas à son avantage. Il pouvait d’ailleurs accéder à son potager par des allées de platanes maintenant bi-centenaires et une « grille royale » qui donne toujours sur la pièce d’eau.

 

Nous voici arrivés au terme de cette visite des Jardins du Château ; mais pas au terme de la visite, puisqu’il nous reste encore à découvrir le Grand Trianon, le Petit Trianon et le Hameau de la Reine… Reposons nous quelques instants avant de reprendre la visite.

Encore quelques kilomètres à parcourir… qui feront l’objet d’un prochain article…

J’ai été interpellée par cette statue avec le bébé, située dans la demi-lune du bassin d’Apollon : après recherches, il s’agit de Silène portant le jeune Bacchus (Silène étant un satyre père adoptif et précepteur de Bacchus).

A droite de mon homme se trouve Jupiter, et à gauche, je pense qu’il s’agit de Junon (dans la mythologie romaine, Junon, en latin Juno, est la reine des dieux et protectrice du mariage. Fille de Rhéa et de Saturne, elle est à la fois sœur et épouse de Jupiter. Ses attributs sont le paon, un sceptre surmonté d’un coucou et une grenade, symbole de l’amour conjugal, le lys et la vache.)

Escapade à Versailles #1 ~ Le Château

 

J’ai toujours beaucoup aimé les « vieilles pierres » et visiter des sites historiques, et j’ai eu la chance, petite fille, que mes parents alimentent ce goût en me faisant visiter Versailles, les Châteaux de la Loire, les musées parisiens, ou encore les plages du Débarquement.

C’est donc tout naturellement que j’avais envie de faire découvrir ces sites à mes enfants. Mais lorsque nos grandes filles ont eu l’âge d’apprécier de telles visites, l’arrivée de nos deux petits loulous nous a contraint à différer ce projet. Nous nous disions que nous allions attendre que les deux petits soient plus grands.

Mais pendant ce temps, nos grandes grandissent et nous risquons de nous retrouver dans la situation où, lorsque nous estimerons que P’tit Pirate et Pimprenelle seront en âge de profiter de ces visites, Grande Ballerina, quant à elle, n’aura plus envie de voyager avec ses parents mais de vivre sa vie avec ses copains…

Nous avons donc pris la décision de réaliser maintenant certains de nos projets touristiques en confiant les deux petits à la garde de leur Tata.

Et nous voilà donc partis pour un week-end découverte à Versailles ! Nous avons eu le plaisir de rencontrer, pendant nos vacances en Crète du mois de Juillet, une famille très chouette à qui nous avions donné rendez-vous pour cette visite, ce qui nous a permis de cumuler les plaisirs de la découverte et des retrouvailles.

Tous les ingrédients étaient donc réunis pour que ce week-end soit très agréable…. et nous ne fûmes pas déçus !

En milieu d’après-midi, nous sommes arrivés à notre hôtel, situé à une vingtaine de minutes à pied du Château. Après avoir pris possession de notre chambre, nous avons fait une petite promenade qui nous a mené jusqu’aux grilles du Château.

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Les filles ont été éblouies par la majesté du bâtiment, soulignée par les grilles d’enceinte ornées de dorures étincelantes.

Nous avons été saluer la statue équestre de Louis XIV, qui trône sur la Place d’Armes. Cette statue, fondue en bronze par Charles Crozatier en 1838, était initialement érigée dans la Cour d’Honneur du Château et a été déplacée lors de sa restauration en 2009.

L’heure du dîner approchant, nous avons regagné notre hôtel pour nous rafraichir. Sur notre trajet, nous avons vu quelques curiosités architecturales.

Puis, nous avons dîné dans un restaurant longeant le parc du Château.

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Le lendemain matin, nous avions rendez-vous devant le Château à 9h00 avec nos amis.

Un conseil si vous décidez un jour de faire cette visite : prenez soin de venir dès l’ouverture à 9h00 ; la file d’attente sera bien moins imposante que plus tard dans la journée !

La visite du Château commence par les Grands Appartements du Roi et de la Reine : cette enfilade prestigieuse de sept salons devait servir d’appartement de parade, de cadre aux actes officiels du souverain. C’est pourquoi elle fut décorée avec le summum de richesse et selon le modèle des palais italiens du temps. Durant la journée, le Grand Appartement était ouvert à tous, Français et étrangers, qui venaient y voir le roi lorsque celui-ci le traversait pour se rendre à la Chapelle.

En hiver, trois soirs par semaine, le lundi, le mercredi et le jeudi, de six à dix heures du soir, il était réservé à la Cour. Chaque salle prend alors une fonction différente. L’étiquette est assouplie et le Roi n’est plus qu’un maître de maison présidant aux divertissements qu’il offre à ses hôtes, c’est ce que Madame de Maintenon appelait « les délices de Versailles ».

Le Grand Appartement du Roi est aussi appelé « Appartement des Planètes », en raison du thème général des peintures, emprunté au célèbre appartement des Planètes du palais Pitti à Florence. Les sept planètes connues au XVIIe siècle sont associées aux divinités gréco-romaines homonymes correspondantes (Vénus, Diane [la Lune], Mars, Mercure, Apollon [le Soleil], Jupiter, Saturne). Chaque divinité est liée à une ou plusieurs qualités représentées par des épisodes illustres de l’histoire antique, peintes dans les voussures des plafonds (Diane préside à la Navigation et à la Chasse, Mercure aux Arts et aux Sciences…).

Ce thème des planètes convient bien à Versailles, dont le décor tout entier s’inspire du mythe solaire et de la devise du Roi. Depuis l’Antiquité, les planètes portent les noms des principaux dieux de l’Olympe ; ces derniers accompagnent donc Apollon, dieu du Soleil, comme les planètes tournent autour de cet astre.

La Chapelle Royale
Dans la monarchie française, le roi est l’élu de Dieu et par son sacre il devient son «lieutenant» sur terre. Les peintures et les sculptures de la chapelle de Versailles rappellent cette idée dans un cycle qui part de la nef et aboutit à la tribune où se tenait le roi.
Louis XIV n’a connu cette chapelle que durant cinq ans puisqu’elle n’a été achevée qu’en 1710. Celle qu’il a le plus fréquentée, édifiée en 1682 à l’emplacement du salon d’Hercule, s’était vite avérée trop exiguë.
Chaque jour, généralement le matin à 10 heures, la Cour assistait à la messe du roi. Celui-ci se tenait à la tribune royale, entouré de sa famille. Les dames de la Cour occupaient les tribunes latérales. Dans la nef se trouvaient les « officiers » et le public. Le roi n’y descendait que pour les grandes fêtes religieuses où il communiait, pour les cérémonies de l’ordre du Saint-Esprit, pour les baptêmes et pour les mariages des Enfants de France qui y furent célébrés de 1710 à 1789. Au-dessus de l’autel, autour de l’orgue de Cliquot tenu par les plus grands maîtres comme François Couperin, la musique de la Chapelle, renommée dans toute l’Europe, chantait quotidiennement des motets tout au long de l’office.

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L’on pénètre tout d’abord dans le salon d’Hercule : précédant la majestueuse enfilade du Grand Appartement, le salon est éclairé côté ville et côté jardin par de larges baies. La décoration a été conçue pour mettre en valeur le monumental tableau de Paolo Véronèse, Le Repas chez Simon, qui occupe tout un côté de la salle.

Ce tableau avait été peint pour le réfectoire du couvent des Servites à Venise vers 1570. En 1664, le doge l’avait offert à Louis XIV afin que ce dernier lui apporte son soutien contre les Turcs.

Le riche décor de marbre consiste en pilastres jumelés de marbre rouge sur fond de marbre vert.

Ce salon, le plus vaste du château, a servi de salle de bal en certaines occasions, comme lors du mariage d’Elisabeth, fille aînée de Louis XV, avec l’Infant d’Espagne, Philippe de Bourbon.

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Interrompus par la mort du Roi-Soleil pendant dix ans, les travaux du salon d’Hercule durèrent jusqu’en 1736, date à laquelle François Lemoyne acheva la peinture de la voûte représentant L’Apothéose d’Hercule. Cette vaste composition allégorique, comptant 142 personnages, voulait rivaliser avec les chefs-d’œuvre des fresquistes italiens, et fut tellement admirée à son inauguration qu’elle valut à son auteur le titre de premier peintre du Roi. Dans un souci d’harmonie, la palette de couleurs utilisées par le peintre tient compte des couleurs de l’œuvre de Véronèse. François Lemoyne reprend également certains motifs comme le temple créant un lien entre le plafond et le tableau. Epuisé par son travail, le jeune peintre se donna la mort peu de temps après avoir l’achevé, en se perçant de 9 coups d’épées…

Vient ensuite le salon de l’Abondance : les soirs d’appartement, ce salon était le lieu des rafraîchissements ; un buffet y proposait en abondance café, chocolats, limonades, liqueurs, sorbets, eaux de vie de fruits et vins. C’était aussi l’antichambre du cabinet des Curiosités ou des Raretés de Louis XIV (désormais occupé par le salon des Jeux de Louis XVI) auquel on accédait par la porte du fond. Le roi aimait montrer à ses hôtes de marque les vases d’orfèvrerie, les gemmes et les médailles qui y étaient conservés et qui ont inspiré le décor de la voûte.

Suivent le salon de Vénus (pour lequel je n’ai pas pris de photo), qui constituait au temps de Louis XIV l’entrée principale du Grand Appartement, et  le salon de Diane qui, les soirs d’appartement, devient la salle de billard, et l’on sait que Louis XIV est passé maître à ce jeu. Les dames suivent la partie, assises sur des banquettes, installées sur des estrades. Ceci leur permet de dominer le spectacle et d’applaudir aux succès du Roi, si bien que ce salon est aussi appelé «chambre des applaudissements». La table est recouverte, en temps ordinaire, d’un tapis de velours cramoisi garni d’une frange d’or au bas.

Dans l’Antiquité grecque, la déesse de la Chasse, Diane, était associée à la lune pour sa froideur. Elle était également la sœur d’Apollon, le dieu du Soleil.

Pièce maîtresse de ce salon, le buste du Roi est sculpté par  Lorenzo Bernini, dit Le Bernin, lors de son séjour en France en 1665. Sculpture d’une facture éblouissante, elle est un des chefs-d’œuvre de l’artiste et sans doute le plus beau portrait du Roi dans sa jeunesse (il avait alors 27 ans). L’artiste a recherché la légèreté dans la draperie, la dentelle et la chevelure du Roi, devant, comme il le disait « combattre la matière ».

L’ample mouvement du drapé, caractéristique du baroque romain, la virtuosité du collet de dentelle, l’air de noblesse et de majesté qui s’en dégage, conquièrent le Roi et les contemporains. De part et d’autre du portrait se trouvent deux bustes antiques de femmes provenant probablement des collections de Mazarin léguées au Roi.

Nous arrivons ensuite au salon de Mars ; c’est avec cette salle que commence véritablement le Grand Appartement, pendant les quelques dix années où le Roi l’habite. Les murs sont tendus de damas cramoisi galonné d’or. Le caractère guerrier de la décoration du plafond et de la corniche sur laquelle alternent casques et trophées d’armes rappelle qu’elle est la salle des gardes du Roi jusqu’en 1682.

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Mars est une planète mais également le dieu de la Guerre. Le choix de ce thème militaire qui inspira toute la décoration du salon s’explique par le fait que cette grande pièce devait à l’origine servir de salle des gardes à l’appartement de parade. Elle fut par la suite réservée, les soirs d’appartement, à la musique et à la danse, si bien qu’on l’appelait communément  « la salle du bal ». Les ballets de cour étaient très réglés et nécessitaient de nombreuses répétitions ; les princes y prenaient part, parfois mêlés à des danseurs professionnels. De part et d’autre de la cheminée, deux tribunes, supprimées en 1750, étaient destinées aux musiciens.

On continue avec le salon de Mercure : d’abord antichambre, cette salle devient en 1682 la « chambre du lit » ou chambre de parade, l’une des plus importantes du Grand Appartement. On y voyait un lit d’apparat entièrement brodé d’or et une partie du célèbre mobilier d’argent : le balustre, les candélabres, le lustre, la table, mobilier fondu en 1689 pour financer la guerre de la Ligue d’Augsbourg. C’est dans ce salon que la dépouille mortelle de Louis XIV est exposée du 2 au 10 septembre 1715.

Les soirs d’appartements, ce salon est réservé au jeu de la famille royale (jeux de cartes et divers jeux de hasard).

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Cette pendule est placée dans « la pièce du lit » du Grand Appartement dans la seconde moitié du XVIIIe siècle et a ainsi donné au salon de Mercure le nom de « Chambre de la Pendule ». Il s’agit d’une pendule  à automates en bois de rose et d’amarante, enrichie d’ornements de bronze, cupidons et coqs. A chaque heure, on voit apparaître le Roi sur un piédestal et une Renommée descendant d’un nuage pour couronner Sa Majesté, tandis que le carillon joue et que le soleil émerge des nuages.

Enfin, le dernier des sept salons, le salon d’Apollon ou salle du trône, dédié au dieu du Soleil, dieu des Arts et de la Paix auquel s’identifiait Louis XIV, était le plus fastueux de tous :  cette salle était autrefois la pièce principale et la plus somptueuse du Grand Appartement puisqu’elle était la chambre du Roi avant de servir de salle du trône à partir de 1682. Le trône en argent,  haut de  2,60 m, était placé au fond de la salle, sur une estrade recouverte d’un tapis de Perse à fond d’or et sous un dais dont on voit encore les pitons. Fondu en 1689, il est remplacé par un fauteuil en bois doré dont le style varie selon les règnes. Comme dans le salon précédent, les murs sont recouverts de tentures  brodées d’or et d’argent qui varient selon les saisons.

C’est dans cette salle que le Roi accorde ses audiences ordinaires, mais lorsqu’il reçoit une ambassade extraordinaire, le trône est transporté dans la Galerie des Glaces. Versailles est le premier château royal à posséder une salle du trône.

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Nous voici à présent dans le salon de la Guerre, pièce d’angle, fqui ait partie du Grand Appartement du Roi. C’est l’ancien cabinet de Jupiter (ou grand cabinet du Roi) dans lequel le Roi tenait conseil. Il était alors orné de peintures relatives à l’histoire de Jupiter, roi des dieux, et à la justice du prince. Ces peintures sont transportées dans la salle des Gardes de la Reine lorsque l’on entreprend la construction de la Galerie des Glaces.

Le salon prend alors l’aspect qu’il a conservé jusqu’à nos jours. Il évoque les victoires de Louis XIV sur les puissances coalisées lors de la guerre de Hollande ainsi que les traités de Nimègue qui mettent fin à celle-ci en 1678. La finalité de ce salon est de montrer le Roi victorieux.

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Ce médaillon ovale repose sur deux captifs enchaînés de fleurs, il est surmonté de Renommées dorées soutenant la couronne royale. Par leur présence, elles soulignent la célébrité du Roi dans toute l’Europe.

Nous accédons enfin à la fameuse Galerie des Glaces ! En 1678, le Roi commande à l’architecte Jules Hardouin-Mansart la construction d’une Grande Galerie, ainsi nommée au XVIIe siècle, pour remplacer la terrasse du château et offrir un passage couvert entre les appartements du Roi et de la Reine.

Située sur toute la façade occidentale du château, elle occupe l’espace de la terrasse et de deux salons, côté Roi et côté Reine. De dimensions impressionnantes (73 m de long, 10 m de largeur et 12 m de hauteur !) et très lumineuse, elle est ouverte sur le jardin par dix-sept hautes fenêtres qui la baignent de lumière. Elles se reflètent dans dix-sept arcades garnies de miroirs biseautés. Les vingt-quatre lustres accrochés à l’époque uniquement les soirs de fête ont été reconstitués.

Lieu accessible à tous, à condition d’être correctement vêtu et muni d’une épée, la Galerie remplit plusieurs fonctions :

– Salle des pas perdus : le souverain traversant la Galerie plusieurs fois par jour, les courtisans parisiens, provinciaux et étranger l’attendent dans l’espoir de l’approcher et de pouvoir solliciter une faveur.

– Haut lieu des fêtes (mariages de la famille royale comme celui de Marie-Antoinette et du Dauphin, futur Louis XVI en mai 1770) et réception des ambassadeurs.

–  Lieu de pouvoir et de magnificence royale : lors des réceptions, le vaste trône d’argent du salon d’Apollon est dressé sur une estrade couverte d’un tapis persan.

La richesse et la qualité artistique du décor de la Galerie en font la vitrine de l’art et du savoir-faire français : marbriers, bronziers, stucateurs, miroitiers, fondeurs, ciseleurs œuvrent à partir des dessins de Hardouin-Mansart et Le Brun.

De nos jours, les chefs d’Etat étrangers en visite officielle sont reçus dans la Galerie des Glaces.

La voûte est le chef-d’œuvre de Charles Le Brun, qui de 1680 à 1684, travaille à ce décor de trente œuvres retraçant les premières années du règne de Louis XIV. Ces décors sont réalisés sur place, directement sur la voûte, pour les médaillons et les camaïeux, et en atelier pour les grandes compositions sur toile marouflée (toile apposée sur le plafond).

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Les grands tableaux évoquent les épisodes les plus glorieux de la guerre de Hollande (1672-1678), tandis que les médaillons peints ou feints de bronze sur fond d’or rappellent les victoires de la guerre de Dévolution (1667-1668) ainsi que les principales réformes administratives et économiques. Les peintures de la voûte évoquent donc l’œuvre civile et militaire du Roi réalisée en moins de vingt ans.

L’Antichambre de l’Œil-de-Boeuf sert de « salle d’attente » pour les cérémonies du Lever et du Coucher du Roi ; un garde suisse en surveille l’entrée. C’est dans cette salle que Louis XIV est opéré de la fistule en 1686.

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La frise des enfants rieurs : courant au plafond, sculptée sur un fond mosaïqué par Poulletier, Hardy, Hurtrelle, Poirier, Van Clève et Flamen, une ronde gracieuse d’enfants rieurs fait tout le charme de cette pièce. Elle est là pour nous rappeler la prescription de Louis XIV à Hardouin-Mansart : « il faut de l’enfance répandue partout« .

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De l’Antichambre, on passe dans la Chambre du Roi : en 1701, Louis XIV transféra sa chambre dans le salon situé sur l’axe est-ouest du Château, face au soleil levant.

On obtura les trois portes-fenêtres du fond donnant sur la galerie des Glaces pour former l’alcôve ; la balustrade de bois doré séparant l’alcôve du reste de la chambre fut sculptée et Nicolas Coustou réalisa l’allégorie en stuc de La France veillant sur le sommeil du Roi surplombant le lit.

C’est dans cette chambre, devenue le sanctuaire visible de la monarchie, que Louis XIV dînait au « petit couvert » et qu’avaient lieu chaque jour les cérémonies du « lever » et du « coucher » du Roi. C’est également dans cette chambre que mourut Louis XIV, le 1er septembre 1715, après 72 ans de règne.

Après lui, Louis XV et Louis XVI continuent d’utiliser la chambre pour le Lever et le Coucher, mais dorment dans une chambre moins froide et plus confortable qui se situe près du Cabinet du Conseil dans l’appartement du Roi.

En 1778, Louis XVI reçoit dans cette chambre en audience solennelle Benjamin Franklin et les autres plénipotentiaires américains venus signer le « traité d’amitié et de commerce » entre la France et les Etats-Unis.

Le 6 octobre 1789, du balcon qui donne sur la cour de marbre, Louis XVI, la Reine et le Dauphin apparaissent devant la foule avant d’être contraints de quitter Versailles pour le palais des Tuileries, à Paris.

Mes photos laissent à désirer, mais une foule assez compacte se pressait dans cette pièce…

Attenant à la chambre du Roi, ouvert sur la galerie des Glaces, se trouve le cabinet du Conseil. Ce n’est qu’en 1755, sous Louis XV, que cette pièce prit sa forme actuelle. Elle résulte de la réunion de deux salles : le cabinet du Roi où Louis XIV réunissait les conseils (des finances ou d’État) et le cabinet des Termes (lieu plus intime où Louis XIV se retrouvait en famille ou en cercle restreint le soir après souper).

C’est autour de ce cabinet que s’organise la vie de la cour :

  • Lieu de travail quotidien du roi : le Conseil des ministres s’y réunit le dimanche, le mercredi et parfois le lundi. Le Conseil des finances y a lieu le mardi et le samedi. Certains Conseils extraordinaires tels celui des dépêches s’y déroulent une ou deux fois par mois. Le Roi est assis dans un fauteuil, les ministres sur des pliants. C’est ici que furent prises les décisions importantes : en 1700, Louis XIV y accepte la couronne d’Espagne pour son petit-fils le duc d’Anjou, dont l’actuel descendant est le roi Juan Carlos. En 1775, Louis XV y prend la décision de participer à la guerre d’indépendance qui devait donner naissance aux Etats-Unis d’Amérique…
  • Lieu de « révérences » lors d’une naissance, d’un mariage ou d’un deuil de la famille royale.

Certaines parties du Château étaient en travaux, nous n’avons donc pas pu visiter les Appartements de la Reine.

Nous sommes toutefois parvenus dans l’Antichambre de la Reine ou Salon du Grand Couvert :

Les visiteurs qui avaient obtenu audience auprès de la Reine devaient patienter là avant d’entrer dans le salon des Nobles ou dans la chambre de la Reine. De Louis XIV à Louis XVI, l’antichambre du Grand Couvert est le lieu où le couple royal prend son repas avec sa famille, devant une assistance nombreuse : la table rectangulaire, simple planche sur tréteaux, est dressée devant la cheminée. Elle est couverte d’une nappe damassée blanche, d’assiettes d’or et de plats d’argent. Les souverains, assis dans des fauteuils, sont encadrés par des princes et princesses de la famille royale, assis sur des pliants, aux côtés de la table. L’espace faisant face aux souverains reste vide car réservé pour le service. En face, adossés au mur, des musiciens prennent place sur une tribune.

Tout le monde peut assister au repas, les courtisans mais également les simples curieux de passage. Mais seules les dames titrées ont droit au tabouret, placées en demi-cercle devant la table royale.

En passant par l’escalier des Princes, nous avons accédé à la Galerie des Batailles. Cet escalier, qui a su préserver l’essentiel de sa décoration du XVIIe siècle, relie le rez-de-chaussée et le premier étage de l’aile du Midi, ou aile des Princes, dans laquelle logeaient certains membres de la famille royale, des enfants de France et princes du sang.
Louis-Philippe fera remplacer la voûte d’origine par un plafond à caissons

Pour l’anecdote, voici juste une trace de l’usure des escaliers après 400 ans de foulement de pieds…

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Enfin, nous avons achevé notre visite du Château par la Galerie des Batailles :  il s’agit du premier ensemble voulu par le roi Louis-Philippe pour son musée d’histoire de France, un lieu qui devait manifester son souhait de réconciliation nationale, après quarante années de changements de régimes et de luttes fratricides.

Elle est aménagée dans l’aile sud du palais et occupe tout l’espace du côté des jardins, sur deux étages, à l’emplacement des appartements des Enfants de France.
Elle a été conçue par l’architecte du palais, Frédéric Nepveu, entre 1834 et 1837, probablement avec les conseils de son maître, Pierre-Léonard Fontaine, alors architecte du gouvernement.

Conçue pour répondre à la galerie des Glaces, elle est longue de près de 110 mètres, soit près de quarante mètres de plus que celle-ci (73 mètres), et large de 13 mètres.

Trente-trois tableaux monumentaux racontent l’épopée militaire de la France. Depuis Tolbiac, en 496, jusqu’à Wagram, en 1809, ce sont les grandes batailles qui ont permis au pays de délimiter ses frontières au cours du temps, et de repousser ses ennemis les plus acharnés.

Tous les régimes sont représentés, Mérovingiens, Carolingiens, Capétiens, Valois, Bourbons, auxquels s’ajoutent la Révolution et Napoléon. Outre les souverains, plusieurs grands capitaines sont présents, Du Guesclin, Condé, Turenne, Villars, Maurice de Saxe, etc.

La bataille de Tolbiac qui traduit le lien entre l’église et la monarchie française, victoire obtenue par la conversion de Clovis au christianisme, ouvre la galerie. En face, au fond, est célébré le plus grand souverain de la France moderne, Louis XIV.

Au centre de la galerie, face aux fenêtres, Jeanne d’Arc fait son entrée à Orléans. Sa présence, à la meilleure place, rappelle le soutien que le souverain peut espérer de son peuple dans les moments les plus sombres de l’histoire du pays.

Le message de Louis-Philippe est simple : la France s’est faite dans des combats contre des ennemis de l’intérieur et de l’extérieur ; elle est désormais glorieuse, apaisée et prête à entrer dans une ère nouvelle fondée sur la paix et la prospérité.

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C’est ainsi que s’est achevée notre visite du Château de Versailles.
Nous avons continué notre promenade dans les somptueux et gigantesques jardins, cela fera l’objet d’un prochain article du blog…

 

 

La Préhistoire #1

Depuis toujours, j’aime l’Histoire… J’ai aimé l’Histoire en tant que matière enseignée à l’école, j’aime lire des romans historiques, j’aime regarder des films qui se situent à une autre époque historique…

Et malgré tout, je me rends compte que j’ai d’énormes lacunes en matière d’Histoire de France et du Monde. J’ai retenu bien peu de choses de mes années d’école, quelques dates, de grandes figures historiques, mais que je suis incapable de situer chronologiquement et de rattacher à tel ou tel évènement…

Je trouve cela tellement dommage, cette culture historique qui va se perdre et qui nous permet pourtant de comprendre le monde tel qu’il est aujourd’hui…

J’ai donc envie d’autre chose pour mes enfants que ces rébarbatives leçons d’Histoire apprises par cœur pour avoir une bonne note au prochain contrôle et qu’on aura vite fait d’oublier parce que trop abstraites, parce qu’on ne permet pas aux enfants de faire le lien entre ces leçons et ce qu’ils voient, entendent ou vivent.

Cet été, j’ai donc souhaité entamer une séquence sur la Préhistoire, parce que je pense suivre une évolution chronologique.

J’ai eu la chance de pouvoir m’appuyer sur le fabuleux travail réalisé et généreusement partagé par Anaïs, dans son blog https://montessorimaispasque.com/.

J’ai acquis un certain nombre d’ouvrages pour avoir une base de travail.

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Nous avons débuté notre séquence dans le courant du mois d’Août, profitant des vacances qui nous offrent des occasions plus fréquentes de nous retrouver avec les enfants. La difficulté pour moi réside dans le fait de rendre accessibles ces concepts aux deux petits, actuellement âgés de 3 et 4 ans, et d’intéresser les deux grandes de 10 ans 1/2 et 13 ans 1/2.

L’étude de la Préhistoire est réalisée à l’école en classe de Ce2, et reste relativement succinte.

J’ai commencé par lire un premier livre, que je recommande vivement, aux 4 enfants réunis : « L’histoire de la vie, du big bang jusqu’à toi », dans la collection Mes encyclos P’tits Docs.

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Ce livre est une petite merveille je trouve, il est parvenu à captiver toute la famille, permettant à chaque âge représenté d’y trouver son compte. L’approche est très pédagogique, puisque l’on part de notre vie et de ce que l’on connaît aujourd’hui, pour faire un bond dans le passé, lorsqu’il n’y avait encore que le Néant. On découvre alors une page toute noire, qui a le don de soulever les interrogations et de captiver l’auditoire…

Les explications données ensuite sont claires et précises, mais pas trop complexes pour intéresser les plus petits. P’tit Pirate a été captivé par les volcans, les éruptions et les chutes de météorites et attendait avec impatience l’arrivée des dinosaures !

Les noms scientifiques sont cités mais de petits détails permettent à l’enfant de prendre conscience du gigantisme de ces animaux, en les comparant à un immeuble de 15 étages, à une voiture etc…

Ce livre comporte beaucoup de pages, et pour notre première lecture, nous nous sommes arrêtés dans un premier temps à l’apparition de Homo Habilis.

On a illustré les images avec les figurines de l’évolution de l’homme achetées chez Tangram Montessori http://www.tangrammontessori.fr/fr/cycles-de-vie/369-figurines-evolution-de-l-homme.html

P’tit Pirate m’a alors expliqué les différentes manières de faire du feu : « on peut taper deux pierres l’une contre l’autre, ou on peut frotter deux bouts de bois »

Le lendemain, nous avons visionné, tous ensemble, les deux épisodes de ce documentaire, conseillé par Anaïs dans son article regroupant beaucoup de ressources audiovisuelles sur le domaine de la préhistoire https://montessorimaispasque.com/2016/03/31/ressources-audiovisuelles-de-la-prehistoire-a-linvention-de-lecriture/

Voyage aux origines de la Terre de Yvar Abbas ~ 1ère partie

Voyage aux origines de la Terre de Yvar Abbas ~ 2èmepartie

J’ai été surprise par la capacité d’attention de P’tit Pirate, qui a vraiment accroché à ce documentaire. En revanche, Pimprenelle s’est assez rapidement détournée de la télévision…

Nous sommes ensuite passés à une phase de manipulation, grâce aux figurines de la vie au cambrien, trouvées ici http://www.tangrammontessori.fr/fr/tubes/357-vie-au-cambrien.html et aux cartes de nomenclatures correspondantes, téléchargées ici http://montessorietcie.eklablog.com/la-vie-au-cambrien-2versions-nomenclatures-simples-images-classifiees-a125653788.

Cela a été fort apprécié des enfants tous âges confondus, les deux petits répétant à loisir les savoureux noms compliqués des animaux primitifs…

Du côté des grandes, moi comprise, nous avons désormais bien mémorisé les « trilobites » et autres « anomalocaris ».

On a rapidement dérivé sur une bataille entre les différents animaux, mais quoi de plus important que la manipulation pour s’approprier les concepts…

Avec les grandes, j’ai complété avec ces cartes créées par Anaïs que vous pourrez télécharger ici
https://montessorimaispasque.files.wordpress.com/2015/08/la-vie-animale-au-cambrien.pdf

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Nous avons aussi pris connaissance des différentes périodes qui ont constitué la préhistoire et ce fut encore une découverte pour moi, qui en était restée aux ères primaire, secondaire, tertiaire, quaternaire…

Vous trouverez là encore tout le matériel en téléchargement ici
http://montessorianonymes.blogspot.fr/2015/02/nomenclature-cadran-des-eres.html
et ici
https://montessorimaispasque.com/2015/11/04/la-chaine-des-eres/

Enfin, avec les petits, nous avons visionné les premiers épisodes de « Il était une fois l’Homme »

Episode 1 – Et la Terre fût…

Episode 2 – L’homme du Néanderthal

Episode 3 – le Cro-Magnon

Apicool, à la découverte des abeilles

Le 16 juin dernier, nous avons eu la chance de participer à une sortie avec une association de familles pratiquant l’IEF (Instruction en Famille). Il s’agissait d’une visite chez un apiculteur bio de notre région.

Au départ, je comptais y aller avec trois des enfants, Mistinguette, P’tit Pirate et Pimprenelle, estimant que pour les deux plus grands, scolarisés, manquer une journée d’école au mois de Juin ne porterait pas à conséquence.

Malheureusement, cette journée avait lieu le même jour que la sortie scolaire des Cm1 de ma fille et des Petites Sections de mon fils, qui partaient respectivement visiter une cave à vin, le Château du Haut-Koenigsbourg et la Volerie des Aigles en Alsace, et une ferme pédagogique.

Je me suis donc rendue à cette sortie avec juste ma petite Pimprenelle de 2 ans 1/2. Le temps n’était malheureusement pas de la partie et nous avons essuyé moultes averses, mais à part ce petit bémol, ce fut une magnifique journée, qui m’a fait un bien fou, et m’a conforté dans ma démarche de consommer différemment.

Nous avons rencontré Mickaël et Karine, tous deux passionnés par le monde des abeilles et qui nous ont transmis leurs connaissances de manière passionnante !

Après avoir assisté au départ en bus de Mistinguette à 6h45, puis à celui de P’tit Pirate à 8h30, c’est le cœur un peu lourd que nous avons pris la route, Pimprenelle et moi, pour rejoindre le jardin de Mickaël, situé à une quarantaine de kilomètres de chez nous.

Nous avons été accueillis de manière fort sympathique par Karine et Mickaël, à renfort de café pour se réchauffer un peu. Pimprenelle y a retrouvé sa copine Luce et en était très heureuse.

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La journée a démarré par un petit historique raconté par Mickaël, qui m’a d’emblée passionnée : j’ai appris que l’apparition de l’abeille sur terre était antérieure à celle de l’homme et que des fossiles d’abeilles avaient été retrouvés dans de l’ambre avec une datation de la fin du Crétacé (65 millions d’année), c’est à dire au moment de la disparition des dinosaures. On suppose même que leur apparition serait antérieure à 65 millions d’année, puisque l’on a retrouvé des fossiles de fleurs comportant des organes mâles et femelles séparés, nécessitant donc un agent polinisateur.

Mickaël nous a présenté un modèle ancien de ruche et nous a expliqué en quoi le fait de faire des ruches carrées était une erreur, puisque les ruches naturelles se créent souvent dans des structures circulaires comme les troncs d’arbres, attirant notre attention sur le fait que dans la nature, la force nait souvent d’un espace circulaire.

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Il nous a expliqué en quoi consiste les différents produits issus des abeilles : miel, cire, gelée royale, propolis.

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Nous nous sommes ensuite rendus dans la miellerie, pour voir comment est récolté le miel. Nous avons pu goûter des « chewing-gum » au miel, en enrobant de petits morceaux de cire avec du miel et en les suçant.

Tout en nous expliquant chaque étape de la récolte, Mickaël nous a sensibilisé à une apiculture respectueuse et biologique, et nous a fait ressentir la passion qui l’anime pour ces petits insectes.

Je vois les choses d’un tout autre œil aujourd’hui, et cela m’a émue de me rendre compte comment, une fois encore, l’homme exerce, sans aucun scrupule, sa toute puissance sur les animaux et la nature. J’ai réalisé grâce à Mickaël que le miel est un aliment rare et précieux, qui, par le passé, ne pouvait être consommé durant toute l’année, mais que l’industrialisation l’a transformé en aliment des plus banal que l’on n’apprécie plus à sa juste valeur, que l’on dénature pour en faire un aliment « bas de gamme ».

Nous avons ensuite rejoint Karine, dans le jardin, qui nous a parlé cette fois, non plus des abeilles sociales, mais des abeilles solitaires. J’ignorais totalement qu’il existait des abeilles ne vivant pas en ruches… Elle nous a expliqué comment elles pondent dans de petits tunnels, en séparant les mâles des femelles, puis rebouchent le tunnel jusqu’au prochain printemps.

Elle nous a ensuite fait un numéro de domptage de bourdon et j’ai été impressionnée de voir avec quelle confiance elle prenait l’insecte sur son doigt.

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Elle l’a même fait caresser par les enfants présents dont ma Pimprenelle. Enfin, moi qui suis totalement phobique des insectes et plus particulièrement de ceux qui piquent, j’ai caressé le bourdon !!

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Nous sommes ensuite, munis de petites boîtes, parties à la recherche d’insectes et Pimprenelle est repartie avec une abeille dans sa boîte (pas grâce à moi, je dois l’avouer, mais à une maman moins craintive que moi). Elle n’était pas peu fière !

Les enfants ont ensuite fait un petit jeu, pour chercher à remettre dans l’ordre les photos du cycle de vie de l’abeille.

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Karine nous a informé sur les différentes sortes d’abeilles solitaires et nous a présenté les différentes parties du corps de l’abeille.

Ce fut alors l’occasion de faire du Land Art, en dessinant une abeille, à l’aide d’éléments trouvés dans la nature environnant.

Voici notre œuvre, réalisée en collaboration avec Zoé

Il y avait parmi nous de vrais artistes !

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Enfin, arriva le moment tant attendu de revêtir la tenue d’apiculteur et d’accompagner Mickaël au contact de ses abeilles.

Ce fut très impressionnant de voir ce foisonnement et d’entendre ce bourdonnement. Dans cette ruche, se trouvent environ 45.000 individus !

Mickaël peut plonger la main à l’intérieur, sans aucune protection !

Nous avons enfin participé à une « chasse aux fleurs », où il s’agissait de découvrir, à l’aide de petites énigmes, le nom des fleurs nous entourant dans le jardin de Mickaël. J’ai découvert toutes sortes de fleurs qui m’étaient inconnues, et pour chacune, Mickaël nous donnait des précisions. Une fois encore, j’ai appris que certaines espèces avaient quasiment disparues de nos champs, remplacées par le maïs et le soja.

Nous avons clôturé notre journée par un goûter de tartines au miel et à la confiture et j’ai pris soin d’acheter plusieurs pots de miel et de pollen.
Le miel produit par Mickaël étant vendu dans un magasin bio près de chez moi, je sais désormais que je n’achèterai plus de miel en grande surface et que je soutiendrai ainsi cet homme authentique et passionné. Et pour mon plus grand plaisir, puisque le miel de ses abeilles est savoureux et parfumé !

Je suis rentrée de cette journée enchantée, comme ressourcée par la découverte de ces choses toutes simples que l’on ne voit même plus.

Mon seul regret est de ne pas avoir pu en faire profiter le reste de la famille. Mais j’ai l’intention de recontacter Karine et Mickaël pendant les vacances pour envisager une nouvelle visite avec la famille au grand complet.

Notre Table des Saisons # Printemps 2016

 

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Avec beaucoup de retard, j’ai enfin finalisé notre table du printemps…. Qu’à cela ne tienne, il nous reste encore un bon mois pour en profiter…..

La table des saisons, inspirée de la pédagogie Steiner-Waldorf, est un concept qui me parle vraiment ; j’aime cette idée de suivre la ronde des saisons et d’en faire un moment féérique, prétexte à raconter des contes aux enfants.

La table des saisons est une sorte d’autel au cœur de la maison, une Ode à la Nature ; elle va évoluer au rythme des saisons et nous permet de créer un petit univers pour illustrer la saison à laquelle elle se rapporte. On peut jouer sur les couleurs, les objets, les symboles et les végétaux de saison.

Cette table va permettre au petit enfant d’établir un parallèle entre ce qu’il se passe dans la nature et ce qu’il vit à l’intérieur de sa maison, de s’enraciner dans le rythme de la Terre et d’alimenter sa vie intérieure.

Un beau mélange de féérie, de légende, et d’observation de la nature, me permettant également, en tant qu’adulte, de renouer avec le rythme des saisons, et de ralentir le rythme (bon là c’est pas gagné, mais j’y travaille…).

Je n’en suis qu’au tout début de mon appropriation de ce concept, mais j’ai bien l’intention d’évoluer et de peaufiner au fil des saisons à venir….

Après avoir installé mes deux premières tables de saisons dans le salon, j’ai finalement décidé de prévoir un espace spécifique dans notre entrée, juste à côté de la porte. Ainsi, la table est disposée au cœur de la maison, passage obligé entre les parties jour et nuit, et accueille nos visiteurs dès leur arrivée.

J’ai utilisé le dessus d’une étagère-casier, qui me servait jusque là à ranger des jouets. Cela m’a d’ailleurs permit de libérer de la place dans mes étagères du salon, puisque j’y ai regroupé tous mes « documents de travail » en matière de pédagogie. J’y ai également installé les livres d’enfant en rapport avec les saisons et les livres de Balthazar, ainsi que quelques jeux de société.

Au dessus de cette table, figure une affichette indiquant le mois de l’année où nous nous trouvons et la roue des saisons.

A côté de la table, notre poutre du temps (scindée par trimestre par manque de place) et d’autres outils nous permettant d’appréhender le temps. Cela fera l’objet d’un prochain article.

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Afin d’habiller la table des saisons, j’installe tout d’abord un tissu de couleurs qui me semblent correspondre à la saison que je souhaite illustrer : pour le printemps, j’ai choisi du vert tendre et du jaune clair.

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J’y ai ajouté une branche décorée que j’avais déjà utilisé pour la décoration de Pâques et que j’ai décidé de laisser car elle illustre bien le printemps, même une fois Pâques passée.

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Deux papillons de papier confectionnés par Grande Ballerina et Mistinguette encadre ce petit monde.

Pour mettre une touche de lumière, deux papillons led aux couleurs changeantes et deux guirlandes lumineuses en forme de fleurs.

Pour animer notre table, un nid habité par un oiseau, un carré d’herbe sur lequel paressent un petit lapin à côté d’un papillon, des lutins-bulbes en bois, et trois lutins fleurs en feutrine : une perce-neige, une jonquille, et une fleur de cerisier.

Je pense que nous ferons évoluer la table dans les semaines à venir ; à mon goût, je n’y ai pas fait suffisamment participer les enfants.

Pimprenelle adorant cueillir des fleurs, il faut que je pense à y disposer un bouquet de fleurs des champs au retour de notre prochaine promenade, par exemple….

 

La Nuit des Batraciens

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Nous avons participé, toujours avec notre association nature, à une rencontre nocturne avec les batraciens qui colonisent mares et flaques d’eau en cette saison.

L’occasion d’une visite des points d’eau de la forêt, de nuit, en silence, et à la lueur des lampes de poche ou frontales.

C’était une approche vraiment originale et sympa que de patouiller dans la gadoue, à la nuit tombante, puis dans la nuit complète !

Pour l’occasion, j’avais acheté deux lampes de poche rigolotes pour P’tit Pirate et Pimprenelle (de la marque Melissa et Doug), qui feront de toutes façons de l’usage, ne serait-ce que pour s’éclairer quand ils se cachent dans les cabanes qu’ils construisent dans la maison…

La ballade a commencé à 20h00, il faisait encore jour.

Puis la nuit a commencé à tomber, modifiant l’atmosphère et nos perceptions

Nous avons pu observer des tritons et ceux qui le souhaitaient ont pu les prendre dans les mains, sans oublier de les mouiller préalablement pour ne pas blesser l’animal

Ensuite, les animaux ont été relachés dans leur milieu naturel

Nous avons malheureusement dû interrompre ici la ballade, ma petite Pimprenelle s’étant endormie dans mes bras et devenant bien lourde à porter.

Mais ce fut une expérience vraiment très sympa, qui a plu à toute la famille des plus petits à la plus grande !


Swap de Printemps #2

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Quelques jours après l’envoi de notre colis, nous avons enfin pu tous nous réunir pour découvrir le colis que nous avait envoyé ma « binôme » et ses enfants. Je l’avais reçu depuis quelques temps, mais j’attendais le moment opportun pour que nous le déballions.

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Nous y avons trouvé plein de belle choses

un moule pour faire des chocolats,

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deux livres, l’un de Pénélope la poule, l’autre sur les petites bêtes de nos jardins, un livre de coloriage de Pâques, des autocollants, des boîtes en forme de lapin à fabriquer, des petits paniers à décorer,

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des petits strass et des papiers décoratifs pour bricoler, des œufs et des miroirs à décorer,

des graines de radis et courgettes à planter

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et de bons chocolats à déguster

En tout cas, pour faire un petit bilan de cette expérience, j’ai vraiment adoré !  Finalement, ce n’est pas tellement ce que l’on reçoit qui compte, c’est plutôt l’intention, toute l’application et le plaisir que l’on sent mis à l’intérieur du colis, le soin avec lequel il a été préparé.

C’est touchant d’imaginer qu’une personne a mis tout son cœur à préparer quelque chose pour vos enfants, qu’elle y a passé du temps, alors qu’on ne se connaît pas du tout.

C’est aussi le plaisir de confectionner un colis pour une parfaite inconnue et ses loulous. C’est imaginer à à nos éche dont on n’aurait jamais croisé le chemin autrement et d’entrer un petit peu dans son quotidien…

Un bilan plus que positif donc…. Mais je ne rempilerai pas pour la nouvelle session car cela demande quand même un gros investissement personnel et beaucoup de temps, que je n’ai pas en raison de la préparation de la communion de Pimprenelle, qui approche tout doucement….

Je pense que je retenterai toutefois l’expérience dans quelques mois, tant je trouve cela enrichissant !

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Swap de Printemps #1

Savez-vous ce qu’est un « swap » ?

2016-03-21 (35)

Un swap, c’est un échange de colis « surprise » ou « à thème » entre deux personnes avec un engagement de confiance.

Je fais partie d’un groupe sur Facebook dont l’objet est justement d’organiser des swaps autour des apprentissages alternatifs. Les administratrices du groupe proposent un thème, déterminent une date limite d’envoi, celles qui sont intéressées s’inscrivent, remplissent un petit questionnaire relatif notamment à l’âge de leurs enfants.

Ensuite, les administratrices créent des couples d’échanges en fonction de ces éléments. Les membres prennent alors contact entre eux et commencent à échanger au sujet de l’envoi du colis.

Depuis la création de ce groupe, j’avais très envie de participer à un swap, mais j’ai laissé passer les deux premiers (le premier sur le thème de l’hiver et de Noël, le second sur le thème du carnaval et des loose parts), ayant un peu peur de m’engager et de ne pas réussir à faire quelque chose de sympa et dans les temps.

Et puis l’envie a été plus forte et j’ai pris mon courage à deux mains pour m’inscrire au swap sur le thème du printemps et de Pâques, dont la date limite avait été fixée au 22 mars.

On m’a donc attribué un binôme (Anne, si tu me lis <3), maman de 5 enfants, son aînée ayant un an de plus que Mistinguette et sa benjamine ayant quelques mois de plus que ma Pimprenelle.

J’avais vraiment une grande appréhension, la peur de ne pas être à la hauteur, de ne pas répondre aux attentes de mon binôme, de ne pas trouver d’idées sympas.

J’ai donc commencé à farfouiller à droite à gauche sur le net pour faire le plein d’idées, et une fois celles-ci validées, je suis passée à la réalisation.

Impression, plastifiage, découpage, toutes les mamans engagées dans une démarche d’apprentissages alternatifs connaissent cela ! Ici, un jeu de batawaf sur le thème des fleurs, et des puzzles numériques illustrant le printemps.

J’ai rassemblé toutes les forces vives de la maison autour de ce projet et voici le résultat auquel nous sommes arrivés :

Nous avons « peinturé »

Grande Ballerina m’a aidé à réaliser les visages de nos petits lapins de Pâques

Grande Ballerina et Mistinguette ont » window-coloré »

Nous avons fait des pliages de papier pour créer de jolis papillons.

J’avais également trouvé sur internet le conte de  Chocoline, la poule en chocolat qui cherchait le printemps, qui a réveillé des souvenirs d’enfance et de jolies illustrations de ce conte. Je me suis amusée à le remettre en page avec ces dessins et j’ai fabriqué un petit livret que j’ai joint au colis.

Nous avons aussi glissé dans notre colis des livres : Georges et les secrets de l’univers, très apprécié de Mistinguette, pour les plus grands, un livre d’activité sur le printemps pour les moyens et un livre d’autocollants de Pâques pour les plus petits.

Enfin, pour parfaire tout cela, nous avons rajouté des plantations de fraises, des décorations de Pâques à monter soi-même, des tampons et des autocollants sur le thème de Pâques, un papillon lumineux, des petites fleurs en bois et quelques chocolats…

En tout cas, ce fut un grand plaisir de préparer toutes ces petites choses, de faire participer les enfants….. Nous y avons mis tout notre cœur !

Dans le prochain article, je détaillerai ce que contenait le colis que ma binôme nous a envoyé…..

Une Aventure de Kamo, Daniel Pennac

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Les 4 tomes d’une Aventure de Kamo, de Daniel Pennac
Tome 1 – Kamo, l’idée du siècle
Tome 2 – Kamo et moi
Tome 3 – Kamo, l’agence Babel
Tome 4 – L’évasion de Kamo 

Grande Ballerina a dévoré ces 4 livres en un peu plus d’une semaine. Elle les a vraiment apprécié. Leur lecture avait été recommandée l’an passé par sa prof de français de 6ème.

Je vous livre le résumé et l’avis de Grande Ballerina :

« Kamo est un garçon en CM2 qui se demande avec ses camarades qu’est-ce qui se passe en 6ème.
Leurs proches n’arrêtent pas de les embêter en disant qu’il faudra s’adapter, que ce sera beaucoup plus dur qu’en primaire.
Kamo a alors l’idée du siècle mais cette idée va sûrement tourner au drame pour les élèves…

On retrouve Kamo dans les 2,3 et 4 où on le voit grandir jusqu’en 3ème.

J’ai bien aimé ces livres car le narrateur est en fait le meilleur ami de Kamo qui est appelé « toi ».
Kamo parle beaucoup en argot, ce qui apporte un peu de jeunesse aux livres.
Il y a aussi beaucoup d’humour, des situations insolites et marrantes, mais parfois un peu tristes. »

A recommander vivement donc, dès le CM2 pour dédramatiser l’entrée en 6ème !

(Age de Grande Ballerina au moment de la lecture : 13 ans)

L’Histoire d’Helen Keller, Lorena A. Hickok

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J’avais acheté ce livre car j’avais un souvenir très fort d’un magazine « Les Belles Histoires de Pomme d’Api », lu lorsque j’étais petite fille, et qui racontait l’histoire d’Helen Keller. J’avais lu, lu et relu cette histoire à l’époque.

Voici donc le résumé et l’avis de Grande Ballerina
C’est une petite fille sourde, muette et aveugle. Elle ne peut pas communiquer et son entourage ne peut pas non plus communiquer avec elle. Elle est comme en prison, enfermée à l’intérieur d’elle-même.

Grâce à une enseignante, elle va apprendre à communiquer avec les autres et inversement, et à sortir de sa prison.

Elle aura un destin exceptionnel, on découvre qu’elle a de grandes capacités intellectuelles. Elle va permettre de faire découvrir ses handicaps.

Le dessin de la couverture m’a attiré car on voit des mains signer et leur ombre reproduit à chaque fois une lettre, j’ai trouvé cela joli. J’ai aussi aimé la première page où sont dessinés l’alphabet manuel et l’alphabet braille.

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Ce livre m’a vraiment passionnée. Helen Keller se bat pour s’en sortir et en plus, malgré son handicap, elle est bien dans sa peau !

(Age de Grande Ballerina au moment de la lecture : presque 13 ans)